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Des trésoreries nettes quasi nulles

Le réseau Cerfrance Bretagne a analysé les résultats de gestion de 449 exploitations laitières spécialisées clôturant en août septembre 2016.

Ces exploitations produisent en moyenne 450 000 litres avec 1,6 UTH familiale et une surface de 77 ha dont 20 ha de céréales. « La baisse du prix du lait fait plonger le résultat juste sous la barre des 10 000 €/UTH familiale, commente Luc Mangelinck du Cerfrance Brocéliande. Le prix du lait chute de 35 € pour se situer à 297 €/1 000 litres face à un prix d’équilibre à 343 €/1 000 litres (1). L’impact de la crise est un peu atténué par la baisse des charges de structure (MSA, carburants, entretien…) de - 15 €/1 000 litres et une amélioration du coût alimentaire de - 11 €/1 000 litres. En revanche la forte dégradation des marges en céréales sur la récolte 2016 (- 271 €) contribue à la chute du revenu. L’EBE dégringole à 121 €/1 000 litres. Sans les aides (16 600 €/UMO familiale), le produit ne couvrirait pas les charges.

Un point d’équilibre à 343 €/1 000 litres

Quant à la trésorerie, elle se dégrade de 7 000 € conduisant à une trésorerie nette globale de 2 500 € proche de zéro. « C’est en mai juin que les trésoreries sont au plus bas en élevage laitier, avec les avances en terre », souligne-t-il. La dégradation des résultats devrait se poursuivre sur les clôtures de fin d’année. Les élevages de taille plus importante (550 000 à 1,3 million de litres) s’en sortent un tout petit mieux que la moyenne avec un point d’équilibre à 331 €/1 000 litres. « Cela s’explique essentiellement par la productivité du travail un peu supérieure : 291 000 litres vendus par UTH totale contre 251 000 litres. »

Cerfrance a par ailleurs regardé les résultats des exploitations du quart supérieur parmi un groupe d’exploitations homogènes vendant 300 000 à 550 000 litres de lait. Leur point d’équilibre se situe à 311 €/1 000 litres avec un résultat de 22 000 €/UTH familiale (contre 343 €/1 000 l et 10 000 €/UTH familiale). Mais « pour être dans le quart supérieur, il faut être très bon techniquement, avoir peu investi ou avoir amorti. Ce n’est pas jouable pour tout le monde : tout dépend à quel moment de sa carrière on se situe. »

(1) Avec un prélèvement privé forfaitaire de 23 900 €/UTH familiale.
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