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Des solutions pour vivre avec la volatilité

Gestion de trésorerie, marché à terme... Les différents maillons de la filière laitière ont à disposition des outils pour ne pas se laisser surprendre par la volatilité.

Jean-Marie Seronie, agronomiste consultant.
Jean-Marie Seronie, agronomiste consultant.
© E. Dessein

Lors d'une journée organisée par la SAF, sur les opportunités et stratégies de la filière laitière, les intervenants ont estimé que l'heure n'était pas à chercher des remèdes pour éviter la volatilité des prix, mais plutôt à chercher comment vivre avec.

"Aujourd'hui, les producteurs doivent avoir une compétence supplémentaire : la capacité à gérer la volatilité", indique Jean-Marie Séronie, agro-économiste consultant. "Pour vivre avec la volatilité, il faut être compétitif, c'est-à-dire avoir un coût de production qui permette de dégager du résultat. Il faut être capable de saisir de bons coups. Il faut pouvoir résister aux mauvaises périodes. Dans un monde volatile, il est normal de produire à perte à certains moments. Le tout est de réussir à profiter des bonnes périodes, et d'avoir prévu qu'il y en aura de mauvaises. Cela signifie faire un prévisionnel de trésorerie et des réserves de trésorerie les bonnes années". Il reconnaît que la fiscalité n'incite pas à adopter cette stratégie. "Il faudrait que la fiscalité continue d'être réformée, pour donner les moyens aux producteurs d'avoir une vraie stratégie en ce sens. Les producteurs doivent aussi connaître leur coût marginal, pour savoir s'il faut qu'ils augmentent leur production quand les prix de vente sont élevés. Enfin, la productivité du travail est un facteur clé de la rentabilité. Former des associations est une voie pour y arriver."

Une gamme de contrats à terme arrive ce printemps

Frédéric Chausson, directeur du développement coopératif de Sodiaal, estime que "les coopératives peuvent aussi proposer des dispositifs pour sécuriser le prix du lait ou la marge des producteurs. Nous étudions la faisabilité d'un tel système pour le proposer à nos adhérents."

Côté transformateurs, les marchés à terme sont un outil qui ne fonctionne pas encore en Europe. Après une première tentative en 2010 avec un contrat, Euronext annonce le lancement de trois nouveaux contrats ce printemps, pour le beurre, la poudre de lait écrémé et la poudre de lactosérum. "Les marchés à terme permettent aux opérateurs de se couvrir des fluctuations de prix, et de s'assurer une marge. Ils donnent aussi une référence de prix des produits", indique Bruno Bensaid, d'ODA.

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