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Des mutations génétiques à l’origine de baisses de fertilité

Vêlage d'une vache de race Prim'holstein sur le domaine expérimental de Bressonvilliers.
Vêlage d'une vache de race Prim'holstein sur le domaine expérimental de Bressonvilliers.
© Sophie Normant / Inra

La génomique ne concerne pas que la sélection. C’est aussi un puissant outil pour traquer des mutations dans le patrimoine génétique des animaux. C’est par ce biais que des chercheurs de l’Unceia et de l’Inra ont repéré des mutations responsables de la baisse de fertilité en races Prim’Holstein, Montbéliarde et Normande. « Ce genre de mutations existe dans toutes les races bovines, mais nos recherches n’ont porté que sur ces trois races laitières », précise Aurélien Capitan, chercheur à l’Unceia et l’Inra. Concrètement, une trentaine de régions du génome portant des mutations récessives délétères ont été détectées. Parmi elles, neuf sont responsables à l’état homozygote (transmis par les deux parents) de mortalités embryonnaires précoces et donc de baisse de fertilité. « Une éradication systématique serait extrêmement coûteuse financièrement pour les programmes de sélection et contre-productif
en termes de progrès et de variabilité génétique. En revanche, la mise en évidence de ces mutations permet d’éviter les accouplements à risques (entre deux porteurs des mutations) et ainsi de diminuer progressivement la fréquence de ces mutations. » Une raison de plus de lutter contre l’excès de consanguinité.

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