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Des difficultés pour reconstituer les trésoreries

Cerfrance Manche. Avec près de 50 euros pour 1000 litres d’écart sur les charges opérationnelles, les résultats 2014 des exploitations de la Manche sont très contrastés.

Les charges opérationnelles ont augmenté de 3,5% et les charges de structure de 8% en 2014.
Les charges opérationnelles ont augmenté de 3,5% et les charges de structure de 8% en 2014.
© J.-C. gunter

Les résultats 2014 du Cerfrance Manche sont le reflet du contexte de volatilité, avec un prix du lait le plus élevé de ces dix dernières années : 387 euros pour 1 000 litres en moyenne, contre 369 euros pour 1 000 litres en 2013. Malgré cela, l’analyse des trois dernières années montre que, pour la Normandie, la moitié des exploitations peine à reconstituer sa trésorerie. Elles se sont améliorées en 2014 pour les quartiles supérieurs mais restent tendues pour le quartile inférieur. « Alors que la campagne 2015 démarre avec un prix du lait en berne par rapport à 2014, la maîtrise technique et le suivi de trésorerie seront la clé pour passer cette période difficile », explique Karine Marie, directrice Conseil Agri du Cerfrance Manche-Calvados. Les résultats économiques et  financiers 2014 des exploitations spécialisées lait, clôturés au 31 décembre 2014, publiés par le Cerfrance Manche montrent des bilans contrastés.

Une augmentation de 8 % des charges de structure

Le produit total de l’atelier lait est en augmentation, cela s’explique par une progression du produit lait. Mais le produit viande et les DPU sont en légère baisse, respectivement -2 000 et -1 500 euros. La production laitière a progressé de 40 000 litres en 2014, avec une légère augmentation du nombre de vaches mais surtout une augmentation de 200 litres de la production par vache. Les charges opérationnelles ont augmenté d’environ 3,5 % sur un an, en lien avec les volumes produits. Les charges de structure n’ont pas été diluées par l’augmentation de la production : elles ont augmenté de 8 % par rapport à 2013. Cette augmentation porte principalement sur le poste de mécanisation et les cotisations sociales. Ainsi, malgré une nette progression du produit lait, l’EBE reste stable, autour de 175 à 180 €/1 000 l. « Mais la rentabilité des système est  uctuante selon la taille des structures. L’EBE varie de 153 à 181 €/1 000 l», précise Karine Marie. En matière de trésorerie, les annuités ont augmenté de 6,3 %...

Retrouvez l'intégralité de 'larticle dans le numéro de juillet-août de Réussir Lait, page 77.

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