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SERVICES DE CONTRÔLE LAITIER DU SUD-EST
Des alertes alimentation, cellules et mammites en ligne

Avec le site Internet Coline, les éleveurs accèdent rapidement à leurs résultats de contrôle laitier et sont avertis d’éventuels problèmes alimentaires, de cellules ou de mammites.

Bientôt la fin des classeurs du contrôle laitier débordant de papiers ? Certains départements du Sud-Est ont déjà franchi le pas. Papiers ou pas, tous les départements de la zone FIDOCL (Rhône-Alpes, Paca, Bourgogne, une partie de l’Auvergne) mettent à disposition des éleveurs adhérents au contrôle laitier leurs données sur un site Internet, Coline, pour une somme modique (moins de 30 euros par an).

TP trop faibles ou TB anormaux pour les fraîches vêlées

Les avantages sont nombreux. La rapidité : moins d’une semaine pour disposer des pré-valorisés après chaque contrôle. Un archivage, un classement, un regroupement et une consultation facile de toutes les informations du troupeau… Plus intéressant encore, le site émet des alertes après chaque contrôle à la fois sur l’alimentation et sur les aspects sanitaires (leucocytes, mammites).

Des alertes très visuelles, sous forme de clignotants (rouge, orange ou vert) qui permettent à l’éleveur de voir d’un coup d’oeil les éventuels problèmes sans devoir rentrer en détail dans les résultats de chaque vache. Et de pouvoir ainsi se saisir de son téléphone pour en discuter avec son technicien du contrôle laitier. Les alertes alimentation sont établies à partir de quatre critères basés sur les taux protéique et butyreux du contrôle laitier qui permettent de détecter des soucis de rationnement. Deux concernent les vaches en début de lactation (jusqu’à 150 jours); deux le troupeau dans son ensemble.

Pour les vaches fraîches vêlées, l’alerte se fait directement sur les taux euxmêmes: un TP trop faible ou des TB anormaux. « Des taux protéiques faibles, inférieurs à 28 g/kg en race Prim’Holstein et inférieur à 29,5 g/kg pour les autres races, sont le plus souvent dus à un déficit énergétique trop prononcé en début de lactation, avec pour conséquence des difficultés de reproduction », détaille Patrice Dubois, directeur du contrôle laitier du Rhône.

Quant au TB, il faut s’en inquiéter quand il sort des clous : trop bas, à savoir inférieur à 30 g/kg, ou trop haut, supérieur à 45 g/kg. Dans le premier cas, il faut suspecter « une acidose, un déficit énergétique ou une dilution par le lait ». Dans le second, un risque d’acétonémie par mobilisation excessive des réserves corporelles. Pour ces deux critères, lorsque moins de 20 % de vaches sont en alerte, le clignotant reste au vert.

Entre 20 et 30 %, il passe au orange, il faut alors se focaliser sur les individus en question. Au-dessus de 30 %, il vire au rouge, ce qui nécessite de reprendre l’ensemble des pratiques de rationnement. Pour les alertes concernant l’ensemble du troupeau, les conseillers à ont retenu pour l’instant l’écart entre TB et TP, plutôt que le rapport entre les deux taux. Lorsque les taux se rapprochent trop (moins de 3 points), l’acidose n’est jamais loin. Il faut la suspecter « quand plus de 30 % des animaux sont dans cet état. Mais, attention à certains régimes équilibrés qui conduisent au même résultat, par exemple le pâturage ou les régimes enrichis en oméga 3 ».

Quand l’écart entre taux dépasse 12 points pour plus de 30 % des animaux, c’est le signe d’une mauvaise efficacité de la ration; normalement, il doit se tenir autour de 8 points. Souvent, des rations excédentaires en énergie et déficitaire en azote. Baisser un peu la céréale et remonter le tourteau suffit généralement. « Moins de 20 % des animaux sur ces deux critères mois par mois est synonyme d’une ration saine dans le temps qui respecte les transitions avec différents régimes équilibrés. »

Les seuils pour les clignotants sont les mêmes que les deux critères du début de lactation. À ces quatre critères, a été ajoutée une alerte sur le taux d’urée mesuré sur le flacon de la laiterie. Dans la zone FIDOCL, il est payé par le contrôle laitier. Entre 0,20 et 0,30 g/l, il est considéré comme normal (vert). Entre 0,16 et 0,19 et entre 0,31 et 0,35, on passe au orange. Au-delà, le clignotant devient rouge.

Ces alertes ne révèlent pas forcément un véritable problème mais permettent de cibler la surveillance et d’enclencher la discussion avec son technicien. Elles incitent « à aller voir ce qui se passe dans le troupeau » si des feux orange ou rouges s’allument. C’est surtout « le cumul d’évènements » qui doit poser question, insiste Patrice Dubois.

Le cumul d’événements doit poser question

Très rapidement, le site, conçu par la FIDOCL, les Arsoe et la société CMRE, devrait intégrer les taux protéique et butyreux des analyses interprofessionnelles, ce qui donnerait davantage de réactivité. Patrice Dubois espère aussi l’enrichir avec de nouveaux critères d’analyse, comme le lactose, les corps cétoniques, le profil matière grasse…

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