Aller au contenu principal

Covid-19 La Confédération paysanne prône une réduction obligatoire de la production de 18 %

Coronavirus. Le syndicat demande qu’une réduction obligatoire et immédiate des volumes à hauteur de 18 % soit mise en place, soit bien au-delà des préconisations du Cniel. 

© F. Mechekour/archives

« La réduction des volumes pour le mois d’avril 2020 doit être de 18% par rapport aux volumes produits en avril 2019, ce qui correspond au volume déjà surstocké ou détruit en ce moment chaque semaine », selon le syndicat. Dans une lettre ouverte publiée aujourd’hui, la Confédération paysanne estime qu’il faut « réduire aujourd’hui pour exister demain », mais bien au-delà de la proposition du Cniel. « Le Cniel propose une réduction volontaire nationale des volumes de 2 à 5% sur la base de la production d’avril 2019, indemnisée par l’enveloppe financière de l’interprofession. Cette réduction n’est pas suffisante puisque 18% du volume laitier est en surplus chaque semaine, et celui-ci risque d’augmenter avec le pic de production printanière », estime la Conf’ - [Covid-19] Le Cniel propose un fonds collectif d'aide à la réduction de la production laitière

« La crise sanitaire actuelle menace l’avenir et la viabilité de l’ensemble de la filière laitière. La première semaine de confinement a été catastrophique pour le grand export et la situation est toujours compliquée pour l’export en Europe',  selon le syndicat.« Associés à la période de pic de production printanière, ces éléments entraînent une surproduction laitière qui est, dans un premier temps, absorbée par les stocks publics et privés sous forme de beurre et de poudre. Cette solution, structurelle à la filière, pénalise les éleveurs et éleveuses, car l’accumulation de stocks industriels se traduira par une chute du prix du lait à la ferme et ce, durant plusieurs mois voire plusieurs années après la crise. »

« Réduire aujourd’hui pour exister demain »

La Confédération paysanne propose aux éleveurs de s’inspirer des mesures techniques de réduction de volume proposées par l’Idele et leurs laiteries pour réduire leur production à la ferme - [Covid-19] Quatre leviers pour baisser les livraisons de lait de ce printemps. « C’est un effort collectif et solidaire absolument indispensable à la pérennité des structures laitières et des entreprises impliquées. Tous les producteurs.trices, y compris en circuit bio, doivent mutualiser leurs efforts pour préserver l’équilibre de toute la filière (…)." La Confédération paysanne se dit « consciente de l’effort et des sacrifices que cela représente pour les éleveurs et les éleveuses », mais « celui-ci est indispensable pour permettre à la filière laitière française de survivre à la crise sanitaire actuelle. »

Lire aussi : La FNPL demande un dispositif pour aider la réduction des volumes de lait produits

 

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Dans le Cantal, une récolte de seigle forestier dans une vieille prairies de dactyle. © V. Vigier
Dans le Cantal, 1 400 hectares de méteil semé dans des prairies vivantes
Le sursemis de méteil permet de régénérer des prairies dégradées sans les retourner. Retour d'expérience.
« Nous sommes sur des années de mutations avec une prise de risques économiques, admettent Nicolas, Olivier et Vincent (de gauche à droite). Mais le choix d'être bien dans notre métier de paysan en innovant nous fait accepter d'avoir moins de prélèvements sur ces deux années. »  © Gaec La Niro
« En bio, nous faisons le pari de vivre à trois avec 80 hectares, 50 vaches et 3 hectares de légumes »
En Vendée, le Gaec La Niro vient d'installer un troisième associé, et d'investir dans un séchoir en grange thermosolaire. Son…
Les 35 éleveurs du collectif invitent les consommateurs à emprunter les ribines (petits chemins en gaélique) pour renouer le contact avec les agriculteurs.   © S. Duparc
En Ille-et-Vilaine, 35 éleveurs laitiers se lancent dans la création d'une fruitière
Pour mutualiser les contraintes que sont les investissements et le travail supplémentaire liés à la transformation du lait, 35…
Ludovic Serreau, du Gaec des Chesnaies, en Indre-et-Loire, a conçu une dérouleuse de clôture « maison » montée sur quad. © E. Bignon
Une dérouleuse de clôture « maison » montée sur quad
En Eure-et-Loir, le Gaec des Chesnaies est passé en pâturage tournant dynamique. Ludovic Serreau a conçu une astuce qui facilite…
Installé en juillet dernier, le tracker solaire à cellules bifaces pourrait permettre d’économiser 3 944 euros d’électricité par an. © F. Mechekour
[Autonomie en électricité] Le Gaec Philippeau a investi dans un tracker solaire 
Le Gaec Philippeau, dans le Maine-et-Loire, a investi 40 000 euros dans un tracker solaire de 75 m2 pour une…
Le coût alimentaire du système plus pâturant est inférieur de 21 €/1 000 l, surtout grâce à la maîtrise du coût de concentré. © V. Brocard
À la ferme expérimentale de Trévarez : +50 000 euros en cinq ans pour le système plus pâturant
50 000 euros de revenu en plus en cumul sur cinq ans et des bilans azote et carbone un peu plus favorables pour le système plus…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière