Aller au contenu principal

Couprod, un logiciel pour booster la compétitivité

S'appuyant sur une méthode nationale reconnue, ce nouvel outil permet de calculer son prix de revient et de comparer ses résultats à ceux d’éleveurs dans un même système.

© Institut de l'élevage

La méthode  nationale de calcul du coût de production, mise au point en 2010 par l’Institut de l’élevage, a jusqu’à présent du mal à faire tache d’huile. Le lancement en novembre prochain du logiciel Couprod basé sur cette méthode devrait lui donner un sérieux coup de pouce, espérons-le. Car dans le contexte de volatilité actuel, piloter au plus près l’exploitation est un enjeu vital.  Mieux vaut que tout le monde parle le même langage! Couprod, qui  a bénéficié du soutien financier de FranceAgrimer et de la CNE, a été conçu par l’Institut de l’élevage et un comité d’utilisateurs (chambres d’agriculture, France conseil élevage, coopératives lait et viande, BTPL, association d’éleveurs).

Une répartition des charges de structure entre ateliers automatisée

Concrètement, ce logiciel permet de calculer le coût de production, son prix de revient, et la rémunération du travail. Il est adapté aux élevages bovins laitiers mais aussi aux bovins viande, ovins lait et viande et caprins. Il remplace donc les différents outils Excel dédiés à chaque filière et employés depuis 2010 par près de 400 conseillers dans le cadre du suivi des fermes des réseaux d’élevage Inosys et des formations Vivea « Mon revenu mieux le comprendre pour l’améliorer ».  Il permettra de gagner du temps par rapport aux 4-5 heures nécessaires sous Excel et ouvre de nouvelles possibilités de valorisation.

« La répartition des charges de structure entre ateliers est automatisée grâce à des coefficients adaptés à chaque système de production, coefficients tirés des observations réalisées dans les exploitations des réseaux. Certaines répartitions peuvent être personnalisées si l’utilisateur le souhaite, » précise Thierry Charrouin, responsable du projet à l’institut de l’élevage. Un gestionnaire de l’information permet de faire ses propres traitements. Et pour éviter les doubles-saisies, l’importation de données comptables ou techniques est rendue possible grâce à des vecteurs standards d’informations, pour tous les organismes qui acceptent de rapatrier leurs données.

Un outil prévu pour permettre le rapatriement de données

Le logiciel permet aussi de comparer les résultats économiques de l’élevage (coût de production, coût d’alimentation, frais d’élevage …) à ceux d’un système analogue. Si dans un premier temps ce sont les données issues des fermes des réseaux qui serviront de référence, le dispositif est appelé à s’enrichir avec les données des utilisateurs, sous réserve d’avoir l’accord de l’éleveur et de l’organisme partenaire. Un tableau de bord synthétique met notamment en avant les cinq indicateurs d’analyse de l’atelier laitier (produit/1000 l, coût de production/1000 l, rémunération brute/1000 l, litrage/UMO et rémunération/UMO) retenus  par la Fédération nationale des coopératives laitières dans un souci d’harmonisation nationale . Un graphique permet de visualiser la rémunération/UMO de l’élevage par rapport à celle des exploitations du groupe de référence. Le logiciel permet aussi d’évaluer l’écart par rapport à l’année précédente.

Si Couprod se limite à une approche annuelle a posteriori des données économiques, il permet toutefois de simuler l’impact d’une nouvelle conjoncture sur les coûts de production et la rémunération de l’atelier.

À partir du mois de novembre

Le logiciel, destiné aux techniciens, sera diffusé dans le cadre de formation (330 euros/stagiaire) . Le tarif d’une licence annuelle sera dégressif de 285 à 100 euros (minimum 6 licences). Il sera notamment mis à la carte des services des adhérents de France conseil élevage et promu via l’Apca auprès des chambres d’agriculture. Il est destiné à être utilisé pour du conseil individuel mais aussi comme support d'animation de groupes d’éleveurs.

Les plus lus

<em class="placeholder">démonstrateur centrale agrivoltaïque Voltalia sur prairie avec des vaches</em>
Agrivoltaïsme : les ombrières de faibles hauteurs perturbent peu les vaches mais modifient la composition de la prairie à Poisy, en Haute-Savoie

Avec des hauteurs inférieures à 2,20 mètres, les panneaux fixes installés sur une prairie pâturée de la ferme de Poisy, en…

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">John Plard, éleveur laitier</em>
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

<em class="placeholder">vaches laitières au pâturage</em>
Ralentissement de la collecte de lait de vache à l’Ouest de la France

Les premiers indicateurs d'avril laissent entrevoir un tassement de la dynamique de la collecte laitière après un début d'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière