Aller au contenu principal

Coopérative Cant’Avey’Lot : une pionnière dans la démarche HVE

Depuis avril 2021 Cant’Avey'Lot est devenue la première coopérative à certifier 100 % de ses adhérents en Haute valeur environnementale de niveau 3. D’ici peu les produits de la coopérative laitière porteront le précieux logo.

La coopérative Cant’Avey’Lot collecte et transforme depuis 2010 le lait de vache de ses 30 fermes adhérentes, situées dans une région traversée par le Lot, le Cantal et l’Aveyron. Elle collecte et valorise ainsi autour de 13 millions de litres en lait UHT, yaourts, fromage affiné et tome fraîche, et même en Aligot. Cette coopérative se démarque par une farouche volonté d’être constamment à l’avant-garde. En effet, le lait UHT a été l’un des premiers à afficher une plus-value directe des ventes aux producteurs. Elle s’est aussi très vite engagée dans la filière Bleu blanc cœur, pionnière à garantir un lait riche en Omega 3. Cette année, Cant’Avey’Lot devient la première coopérative labellisée HVE 3 pour l’ensemble de ses adhérents.

Une caution pour le consommateur

« Notre groupe d’éleveurs est soudé par la même volonté de produire du lait de qualité qui respecte la santé animale, humaine et la biodiversité », évoque Jean-Philippe Vayre, vice-président de Cant’Avey’Lot. « La certification HVE s’inscrit pleinement dans la logique de notre démarche. Tous nos adhérents ont d’ailleurs été certifiés dès le premier audit par Qualisud ». Outre une reconnaissance de bonnes pratiques, la certification HVE 3 permet d’apposer le logo sur les produits. « Même si le grand public ne connaît pas bien cette démarche, elle nous permet de nous démarquer encore plus sur un marché ultra-concurrentiel. Nous mettons un point d’honneur à justifier ce que nous avançons sur nos produits. Les certifications Bleu blanc cœur et HVE renforcent notre argumentaire. » Cela vient en effet conforter le discours des producteurs qui réalisent beaucoup d’animations en magasin. En outre, selon Jean-Philippe Vayre, « la certification HVE permet de nous positionner sur des marchés publics, les collectivités l’exigeant dans leurs appels d’offres ».

Devancer le réglementaire et la nouvelle Pac

Le dernier argument est le spectre de la nouvelle PAC, qui laisse présager une conditionnalité liée à la HVE. « Nous préférons devancer le réglementaire et voir comme un atout ce qui pourrait devenir une contrainte », affirme le vice-président. « Il faut aussi dire que l’agriculture de notre bassin de production est plutôt adaptée à ce type de démarche. L’herbe domine et la plupart des fermes sont assez peu consommatrices d’intrants. »

Pour Jean-Philippe Vayre, « l’outil est à son optimum avec une collecte entre 13 et 15 millions de litres maximum. Cette harmonie, en termes de dimension industrielle et de maîtrise par les producteurs, ne doit pas être brisée en allant chercher plus de lait. Après une décennie de développement, nous attaquons la phase de stabilisation. Nous mettons donc plutôt notre énergie dans la diversification de nos produits, notamment pour pallier la baisse de consommation du lait. La qualité et sa reconnaissance restent aussi des objectifs majeurs. En ce sens, depuis juillet 2018, tout notre lait est produit sans OGM. » Pour le vice-président, l’augmentation du mix produit est un gage de valeur ajoutée pour les adhérents.

Le Gaec du Lys a réussi haut la main son examen HVE

Laurence, Stéphane et Claude Noyrigat dirigent une des fermes adhérentes à Cant’Avey’Lot. Pour cet élevage qui produit 1 million de litres, la certification fut une promenade de santé. En effet, un assolement avec des rotations longues, des surfaces en prairies et en haies, une recherche d’autonomie protéique, une gestion économe de l’irrigation, un enregistrement méticuleux des interventions, toutes ces pratiques ont transformé la démarche de conformité en formalité. « La recherche de performance environnementale est en totale harmonie avec notre projet professionnel, clame Stéphane Noyrigat. Nous sommes fiers de pouvoir faire reconnaître notre façon de travailler. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Simon, Hadrien et Hugues Bellenguez. « L’adhésion au groupe lait de Simon lors de son installation, nous a permis de prendre rapidement conscience que nos charges étaient trop élevées. »
« Nous produisons deux fois plus de lait à moindre coût »
Au Gaec du Calvaire, dans le Pas-de-Calais. Grâce au groupe lait et au soutien de son père, Simon Bellenguez a réussi à produire…
L’élevage de Renato Aceto, dans le Sud de l’Italie, envisage de traire plus de 1 000 vaches avec le concept de traite par lots VMS d’ici le printemps 2022.
DeLaval propose un nouveau concept pour la traite robotisée
Traire des lots de vaches à heures fixes avec des robots, tel est le principe du concept VMS Batch milking dédié à l’optimisation…
Michel Lacoste était éleveur laitier dans le Cantal et président du Cnaol
Décès de Michel Lacoste, président du Cnaol

Le Cnaol (AOP laitières), la FNPL ainsi que l’interprofession laitière annoncent, le 22 novembre, le décès de…

Collecte de lait par la Société laitière des Monts d'Auvergne chez les éleveurs du Massif du Sancy pour la fabrication de Saint-Nectaire AOP. Salarié de la laiterie chez l'éleveur près du camion, dans la cour de ferme. Industrie agroalimentaire.
Prix du lait en hausse et collecte en baisse en France en septembre
La hausse du prix du lait conventionnel ne suffit pas à couvrir toutes les hausses de charges. Le prix du lait bio recule pour le…
Les trois associés Philippe, Pierre-Louis et Damien. «On apportait du foin séché en grange depuis 2016, mais les résultats n'étaient pas ceux attendus.C'est l'apport d'eau qui a permis de valoriser la ration.»
« Nous couplons séchage en grange et méthanisation »
Dans les Côtes-d’Armor, l’EARL Dolo est passée d’un système basé sur l’ensilage d’herbe et de maïs au foin séché en grange pour…
Le prix de revient moyen d’une exploitation laitière conventionnelle de plaine est de 405 €/ 1 000 litres
Le prix de revient d’une exploitation laitière conventionnelle de plaine est de 405 €/ 1 000 litres
Mise à part pour la filière biologique, l’actualisation des indicateurs interprofessionnels de coûts de production apporte peu d’…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière