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Comportements anormaux des bovins : le mal se situe parfois dans le cerveau

Il oscille en écartant les pattes, victime fœtale du virus de la BVD. © J.-M. Nicol
Il oscille en écartant les pattes, victime fœtale du virus de la BVD.
© J.-M. Nicol

« Une patte en vrac fait boiter, une diarrhée ne passe pas inaperçue car elle souille la queue et elle déshydrate l'animal, un trouble respiratoire est moins expressif sauf quand la toux ou l'accélération du rythme respiratoire se manifestent. Chacun de ces symptômes met rapidement sur la voie. Mais à quoi voit-on que la maladie siège dans le cerveau ? À une très grande variété de signes qui affectent le plus souvent la vigilance, la posture ou des mouvements de l'animal.
La baisse de vigilance qui, au pire, évolue vers le coma est un signe très ambigu car également présent au cours d'un grand nombre de défaillances majeures. Une posture anormale souffre de la même ambiguïté car elle résulte souvent d'une douleur que l'animal soulage, sauf si cet animal pointe sa tête constamment vers le ciel, s'il oscille en écartant les pattes ou s'il reste très longtemps immobile ou la tête appuyée au mur, sidéré par un grand mal de crâne.

Des mouvements décomposés, mal coordonnés ou des convulsions sont toujours des manifestations d'un trouble cérébral, tout comme le sont aussi les comportements anormaux comme tourner en rond inlassablement dans le même sens, comme meugler sans cesse, se lécher compulsivement ou mâchouiller à vide ou comme le sont les mouvements incessants des globes oculaires. Quelques-uns de ces signes apparaissent au cours de plusieurs maladies aux origines très différentes. Les convulsions par exemple se rencontrent dans les tétanies magnésiennes, mais aussi dans la carence sévère en vitamine A et dans pas mal d'intoxications, y compris par l'urée. Meugler sans cesse évoque la rage… et plus banalement une forme nerveuse de cétose de vache laitière ; mâchouiller à vide sans arrêt ou tourner en rond évoquent également la cétose mais aussi l'intoxication par du plomb et quelques autres troubles.

C'est pourquoi le diagnostic précis de la maladie nerveuse repose toujours sur la convergence de plusieurs de ces signes et il est impossible à établir sur un animal comateux. »

 
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