Carbon Dairy entre en action

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Au-delà de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, il sera vérifié que les leviers d’action améliorent d’autres aspects environnementaux. Crédits : © E. Bignon

Carbon Dairy, le plan carbone de la filière laitière française, vise à réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) à échéance 2020, répondant en cela aux objectifs européens(1), tout en veillant à la performance technico-économique, sociale et environnementale des élevages laitiers. « Il faudra veiller aux conséquences que peut avoir l’activation de certains leviers sur d’autres productions. Et veiller à ne pas dégrader d’autres aspects de l’environnement : qualité de l’eau, biodiversité… », souligne Armelle Gac, de l’Institut de l’élevage. « L’objectif d’un plan porté par l’interprofession, est que tous les éleveurs et tous les transformateurs partagent la même méthode. Et que la filière communique d’une même voix », résume Sophie Bertrand, du Cniel. Carbon Dairy se décline en quatre actions : développer un outil de diagnostic pour les éleveurs et les conseillers. Cette étape est franchie avec Cap’2ER, développé par l’Institut de l’élevage. Tester des leviers d’actions sur soixante fermes innovantes. Évaluer 3900 exploitations. Rédiger une feuille de route climatique nationale, et communiquer, informer, former, pour montrer que relever le défi est possible.


L’empreinte s’est déjà améliorée depuis 1990


Les presque 4000 fermes du plan auront réalisé leur diagnostic en 2015. Elles mettront en œuvre leurs axes de travail pendant deux ans, puis un nouveau diagnostic sera réalisé. À partir des informations recueillies, une feuille de route par système de production pourra être établie, avec les leviers les plus pertinents à actionner pour réduire les émissions. « Il existe des marges de progrès dans tous les systèmes. Dans chaque système, il y a des exploitations plus ou moins émettrices de GES, même si les systèmes herbagers se démarquent favorablement car ils compensent davantage leurs émissions en stockant du carbone », souligne Armelle Gac. « Nous avons identifié des voies d’atténuation des GES (réduire l’âge au premier vêlage, améliorer l’efficacité alimentaire…), et évalué que le potentiel d’atténuation est compris entre 5 et 15 % si on les actionne sur les élevages laitiers français. » Le Cniel et l’Institut de l’élevage ont rappelé que l’empreinte carbone du lait a déjà baissé entre 1990 et 2010, entre -15 et - 25 % suivant les systèmes. Ceci grâce à la mise aux normes des élevages (meilleure valorisation des effluents), l’optimisation des pratiques de fertilisation, les économies d’énergie, et l’augmentation de la production par vache (moins de vaches pour un même volume de lait produit).

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(1) -20 % à horizon 2020 (par rapport à 2005) et -36 à -40 % à horizon 2030 (par rapport à 1990).

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