Aller au contenu principal

Carbon Dairy entre en action

Le plan carbone de la filière laitière française a été présenté au Space, à Rennes, en septembre 2014. Le diagnostic environnemental de près de 4000 fermes s’achèvera en 2015.

Au-delà de la réduction des émissions de gaz à effet 
de serre, il sera vérifié que les leviers d’action améliorent d’autres aspects environnementaux.
Au-delà de la réduction des émissions de gaz à effet
de serre, il sera vérifié que les leviers d’action améliorent d’autres aspects environnementaux.
© E. Bignon

Carbon Dairy, le plan carbone de la filière laitière française, vise à réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) à échéance 2020, répondant en cela aux objectifs européens(1), tout en veillant à la performance technico-économique, sociale et environnementale des élevages laitiers. « Il faudra veiller aux conséquences que peut avoir l’activation de certains leviers sur d’autres productions. Et veiller à ne pas dégrader d’autres aspects de l’environnement : qualité de l’eau, biodiversité… », souligne Armelle Gac, de l’Institut de l’élevage. « L’objectif d’un plan porté par l’interprofession, est que tous les éleveurs et tous les transformateurs partagent la même méthode. Et que la filière communique d’une même voix », résume Sophie Bertrand, du Cniel. Carbon Dairy se décline en quatre actions : développer un outil de diagnostic pour les éleveurs et les conseillers. Cette étape est franchie avec Cap’2ER, développé par l’Institut de l’élevage. Tester des leviers d’actions sur soixante fermes innovantes. Évaluer 3900 exploitations. Rédiger une feuille de route climatique nationale, et communiquer, informer, former, pour montrer que relever le défi est possible.


L’empreinte s’est déjà améliorée depuis 1990


Les presque 4000 fermes du plan auront réalisé leur diagnostic en 2015. Elles mettront en œuvre leurs axes de travail pendant deux ans, puis un nouveau diagnostic sera réalisé. À partir des informations recueillies, une feuille de route par système de production pourra être établie, avec les leviers les plus pertinents à actionner pour réduire les émissions. « Il existe des marges de progrès dans tous les systèmes. Dans chaque système, il y a des exploitations plus ou moins émettrices de GES, même si les systèmes herbagers se démarquent favorablement car ils compensent davantage leurs émissions en stockant du carbone », souligne Armelle Gac. « Nous avons identifié des voies d’atténuation des GES (réduire l’âge au premier vêlage, améliorer l’efficacité alimentaire…), et évalué que le potentiel d’atténuation est compris entre 5 et 15 % si on les actionne sur les élevages laitiers français. » Le Cniel et l’Institut de l’élevage ont rappelé que l’empreinte carbone du lait a déjà baissé entre 1990 et 2010, entre -15 et - 25 % suivant les systèmes. Ceci grâce à la mise aux normes des élevages (meilleure valorisation des effluents), l’optimisation des pratiques de fertilisation, les économies d’énergie, et l’augmentation de la production par vache (moins de vaches pour un même volume de lait produit).


(1) -20 % à horizon 2020 (par rapport à 2005) et -36 à -40 % à horizon 2030 (par rapport à 1990).

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Jean-Baptiste Decheppe. "Avant, on distribuait la ration le matin. Le problème, c'est que quand arrivait le soir, non seulement la ration était déconcentrée car les vaches avaient trié toute la journée, et en plus elles n’avaient pas forcément toujours suffisamment à manger durant la nuit. " © DR
« En distribuant la ration le soir, les bouses sont beaucoup plus homogènes »
Distribuer la ration le soir a eu un impact positif sur le troupeau. Jean-Baptiste Decheppe, éleveur dans le sud de la Meuse, en…
Ludovic Ménoret préfère se concentrer sur la production de lait plutôt que sur les cultures. © V. Bargain
« Seul sur mon exploitation laitière, je délègue tous les travaux de culture »
Installé en 2016, Ludovic Ménoret a choisi de déléguer presque tous les travaux des champs. Un fonctionnement qui permet de…
Les quatre associés du Gaec des Sources. « L’empreinte carbone nous servira d’indicateur dans l’amélioration de nos pratiques. » © E. Bignon
"Notre exploitation laitière va vendre des crédits carbone"
Commercialiser leur réduction d’émission de gaz à effet de serre sur le marché volontaire des crédits carbone : c’est ce que le…
400 vaches mortes : les éleveurs laitiers victimes des éoliennes attendent un ultime rapport
En Loire-Atlantique, deux élevages accusent les éoliennes toutes proches d’entraîner de graves troubles sur leurs animaux. Une…
Jonathan Karcher, Gilles Urban et Gaëtan Karcher, associés du Gaec Hohrain depuis 2016. © C. Reibel
« Le lait de pâturage est un plus pour le bien-être de nos animaux comme pour nous »
Au Gaec Hohrain, à Mietesheim dans le nord du Bas-Rhin, Gilles Urban, Jonathan et Gaëtan Karcher ont saisi au bond en 2017 la…
Plan protéines : les aides à l’équipement victimes de leur succès
Grandes Cultures
En 48 heures, FranceAgriMer a enregistré 4 000 dossiers de demandes de subventions pour l’aide à l’investissement matériel dans…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière