Aller au contenu principal

Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Bientôt une rémunération pour le lait bas carbone

Les éleveurs vont pouvoir être rétribués pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, en s’engageant dans des contrats sur cinq ans.

La méthodologie de calcul des crédits carbone mise au point par l’Institut de l’élevage et les interprofessions lait et viande, nommée Carbon Agri, est conforme au label bas carbone. Elle devrait être très prochainement reconnue par le ministère de la Transition écologique. Cette labellisation ouvre la voie à une rémunération des éleveurs pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre à compter de 2022. Dès cet automne, les éleveurs pourront faire certifier des projets de réduction de l’impact carbone de leur exploitation. Le principe est simple : ils émettront des crédits carbone qu’ils vendront à des entreprises ou collectivités désireuses de compenser leurs émissions. La Poste, la ville de Paris, certains conseils généraux et diverses entreprises ont déjà fait part de leur intérêt pour la démarche.

Coup de pouce financier, plus qu'une manne

La filière se base sur l’outil de diagnostic environnemental Cap’2ER. « Sur une ferme laitière moyenne, une réduction de l’empreinte carbone de 14 % conduira à économiser 350 à 400 t de CO2 sur cinq ans », illustre Jean-Baptiste Dollé, de l’Institut de l’élevage. La valorisation sera négociée entre les éleveurs et les acheteurs potentiels. « Sur les marchés internationaux, le prix de la tonne de CO2 tourne autour de 10 à 15 euros. Soit une recette de 4 000 à 5 000 euros pour un éleveur sur cinq ans. Nous espérons que la prise en compte de cobénéfices environnementaux (biodiversité, etc.) permettra de monnayer la tonne de CO2 autour de 20 euros. » L’association Carbon Agri a été créée en avril dernier à l’initiative des fédérations d’éleveurs de ruminants. Elle portera des projets collectifs de plusieurs centaines d’exploitations pour optimiser les moyens humains et financiers. Et prévoit de déposer trois projets rassemblant 500 fermes chacun d’ici la fin du premier semestre 2020. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Vignette
Un rallye des fermes à reprendre : s’installer en Touraine, une aubaine ! 
La Touraine se mobilise pour recruter via une page Facebook, des vidéos et un rallye pour faire connaître les fermes à reprendre…
Vignette
« Nous avons créé un GFA pour réduire le coût de l’installation »
Bertrand(1), en Gaec en Haute-Savoie, raconte comment lui et son père ont facilité l’installation d’un nouvel associé.
logo Sodiaal
Sodiaal va se lancer sur le marché à terme
La coopérative proposera au printemps à ses adhérents un contrat pour sécuriser leur volume B.
Vignette
En Finlande, le lait est en première ligne

Alors que la Finlande préside de juin à décembre 2019 le Conseil de l'UE, sur le terrain, les…

Vignette
Les équarrisseurs, acteurs de l’économie circulaire
Les animaux trouvés morts et les déchets animaux sont valorisés en farine, utilisée comme fertilisant organique ou combustible…
Vignette
Ondes électromagnétiques : des éleveurs engagent des procédures judiciaires
Les éleveurs de l’association Anast (Animaux sous tension) vont engager des procédures judiciaires pour faire reconnaître d’…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière