Aller au contenu principal

Bien régler son équipement de brumisation-ventilation

Pour pallier le stress thermique, de plus en plus d’éleveurs s’équipent d’un système de brumisation avec brassage d’air, un système utile tant pour les vaches en lactation que pour les vaches taries.

1 - Bien concevoir son installation. La brumisation est toujours associée à du brassage d’air qui permet d’homogénéiser l’ambiance dans la stabulation. L’important est de choisir un système haute pression. Celui-ci produit des gouttelettes de 10 μm qui s’évaporent instantanément à 25 °C en consommant les calories de l’air. Un système basse pression produit des gouttelettes de 60 μm qui mettent 5 secondes à s’évaporer à 25 °C, ce qui leur laisse le temps de tomber sur les animaux ou la litière. La puissance du groupe haute pression est à choisir selon le nombre d’animaux à brumiser. L’idéal est de le placer dans un local technique hors gel. Les ventilateurs doivent être posés à 1,70 m au-dessus du dos des vaches, la rampe de brumisation étant installée 70 cm au-dessus des ventilateurs.

2 - Démarrer la ventilation à 16 °C. Les réglages de la ventilation et de la brumisation se font lors de l’installation du système. C’est ensuite un automate qui gère leur fonctionnement. Les conditions optimales pour des bovins sont une température de 20-21 °C et une hygrométrie de 50-60 %. La ventilation est gérée par des sondes de température (3 par bâtiment). D’avril à octobre, les ventilateurs se mettent en marche à 16 °C, avec une plage de ventilation de 10-14 °C. À 26 °C, ils tournent au maximum. De novembre à mars, la ventilation doit démarrer à 8 °C-12 °C, avec une plage de ventilation de 14 °C.

3 - Démarrer la brumisation à 21 °C. La brumisation est gérée à partir de sondes de température et de sondes d’hygrométrie. Elle doit se mettre en marche à partir de 21 °C-22 °C. Elle fonctionne toujours par cycle temps de marche-temps d’arrêt. Le temps de marche (5 à 10 secondes) et le temps d’arrêt (10 à 60 secondes) sont réglés selon l’hygrométrie. Plus celle-ci est élevée, plus le temps d’arrêt sera long. La baisse de température est fortement corrélée avec l’hygrométrie. Elle peut varier de 2 °C à 14 °C. À 28 °C, avec 65 % d’humidité, le potentiel de baisse est de 5 °C avec un fi le brise-vent ou des volets fermés.

4 - Veiller à la qualité de l’eau. La qualité de l’eau est essentielle pour ne pas boucher les buses. Une analyse préalable est nécessaire pour notamment connaître les teneurs en calcaire, manganèse ou fer qui pourraient entraîner un colmatage. Si besoin, le traitement de l’eau est alors indispensable. Du fait de la pression dans les buses, la poussière ne pose par contre pas de problème. Par la suite, l’entretien consiste surtout à vidanger le groupe haute pression, au bout de 30 heures la première fois puis toutes les 150 heures.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Amédée Perrein, gérant de la société Silphie France. « La silphie améliore l’autonomie en protéines. Elle peut être distribuée à des vaches laitières à hauteur de 30 %. » © Silphie France
La silphie, une pérenne remise au goût du jour
Avec plus de 3 000 hectares implantés en France 2021, la surface en silphie a été multipliée par trois par rapport à 2020. Après…
Le kernza est loin d'avoir livré tous ses secrets.  © O. Duchene
Le kernza, une graminée pérenne
Encore très peu connu, le kernza est une plante multiusage : fourrage, grain, agronomique, voire énergétique.
Le moha est plutôt destiné à la fauche. Ici, une variété tardive, pour optimiser la valeur alimentaire.  © Cérience
Le moha, pour produire en peu de temps
Plus utilisé que le millet perlé, le moha est réputé monocoupe. Il est pourtant capable de repousser et d'offrir une deuxième…
Laurent Bernadieu, éleveur. Au fond, la stabulation des vaches et le poulailler en prolongement. © B. Griffoul
Laurent Bernadieu dans les Landes : « Je ne me voyais pas faire autre chose que du lait »
Un subtil équilibre entre plusieurs activités, dont un atelier laitier d’une cinquantaine de vaches bien géré. Telle est la…
En bonnes conditions, avec un semis fin mai, le teff grass peut être exploité de début juillet à octobre. © Emergence
Le teff grass doit encore être apprivoisé
De bonne valeur alimentaire, multicoupe et aimant la chaleur : le teff grass est prometteur. Mais l'implantation est très…
L’augmentation de la densité énergétique de la ration est efficace, d'autant que les concentrés produisent moins de chaleur ruminale que les fourrages.  © F. Mechekour
[Stress thermique] Quelles solutions pour limiter son impact sur le bilan énergétique des vaches ?
Une vache en situation de stress thermique diminue son ingestion. Certains leviers alimentaires permettent de limiter son impact…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière