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Bien prendre la mesure des évolutions à venir pour les exploitations

Benoît Rubin, responsable du service économie de l'Institut de l'élevage, affirme que les évolutions que vont vivre les exploitations d’ici 3-4 ans sont sous estimées. Explications.

Benoît Rubin, responsable du service économie de l’Institut de l’élevage.
Benoît Rubin, responsable du service économie de l’Institut de l’élevage.
© A. Conté

« L’agrandissement des exploitations entraine des ruptures dans leur mode de gestion. Il y a des seuils : il ne suffit pas d’appliquer une règle de trois quand on passe d’un troupeau de taille moyenne à un grand troupeau. Avec la fin du lien au foncier, l’augmentation de volume sans augmentation de surface va avoir des conséquences considérables sur le mode de fonctionnement des exploitations. Dans l’Ouest notamment, on voit déjà nettement un mouvement de spécialisation accompagner le développement des exploitations avec une intensification à l’hectare et à l’animal.

Le modèle français de Gaec familial va perdurer mais un certain nombre d’exploitations vont passer d’un profil de « polyculteurs » à un profil de « spécialisés ». La rupture est très importante d’une part parce que la source de revenu est non diversifiée, d’autre part parce qu’il y a des conséquences importantes sur l’alimentation des vaches et l’assolement. Le travail aussi n’est plus le même. Les équilibres sont différents et les règles de décision changent. Il faut en prendre conscience et anticiper tout ça. On voit aujourd’hui des élevages de 300 vaches en difficultés où ce basculement a été sous-estimé. »

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