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Bien gérer la litière pour économiser la paille

L’un des moyens pour limiter les besoins en paille est de faire sortir les vaches le plus possible en fonction, bien sûr, de la portance des sols et de l’accessibilité des parcelles. Si vous avez de l’herbe dans vos prairies et/ou des dérobées à valoriser, profitez-en ! Vous économiserez à la fois du fourrage et de la paille. Par contre, si l’alimentation des vaches repose uniquement sur des fourrages conservés, veillez à conserver un temps d’accès à l’auge suffisant pour ne pas pénaliser l’ingestion. Une autre possibilité d’économiser de la paille est de retarder au maximum la rentrée en bâtiment des élèves, et notamment des plus grandes. De plus, si la surface de couchage doit être suffisamment paillée pour rester propre et sèche, point trop n’en faut. « Certains éleveurs ont tendance à pailler trop fortement après curage, ce qui est à l’origine d’un échauffement plus rapide de la litière », souligne Jean-Luc Ménard. En paillage d’entretien, les recommandations sont de 1 à 1,2 kg de paille/m2/jour, avec une surface d’aire paillée utile de 6 m2 par vache. Et il faut compter le double après curage. » Si vous pouvez en disposer, les copeaux de bois ou même les plaquettes issues de l’en-tretien des haies(1) peuvent avantageusement remplacer la première couche de paille. Grâce à leur rôle drainant, ils permettent à la paille qui est au-dessus de rester plus sèche.

ÉBOUSAGE QUOTIDIEN
Au niveau de l’entretien de la litière, l’ébousage quotidien est une pratique qui permet d’économiser de la paille, tout en limitant les risques de contamination par les bactéries coliformes. « Cette technique constitue même le facteur-clé de la réussite de la substitution de la paille par un autre produit », souligne Jean-Luc Ménard. De plus, à quantité de paille journalière équivalente, un paillage réalisé en deux fois — avant chaque retour des animaux après la traite, par exemple — permet d’améliorer la propreté des animaux et de diminuer le risque d’infection des mamelles (en lien avec l’ouverture du sphincter.) La séparation des vaches en chaleur ou taries contribue aussi à mieux maîtriser les quantités de paille nécessaires en limitant le salissement de la litière. Enfin, mieux vaut, dans la mesure du possible, éviter de dépasser les effectifs maximaux, en prévoyant les sorties (tarissement, réformes) avant les entrées (vêlage, arrivée des primipares). ■ V. R.

(1) Après une durée de séchage d’au moins quatre mois.

Lire l'article complet "Quelques idées pour remplacer la paille dans la litière.
Article de 4 pages dans le numéro 208, novembre 2007, de Réussir Lait Elevage, page 86 à 89.
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