Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Avortements répétés : une démarche standardisée

Un protocole d’investigation est désormais disponible en cas d’avortements répétés.

Quand parler d’avortements répétés et quels examens mettre en oeuvre? L’UMT maîtrise de la santé des troupeaux bovins(1) propose une démarche standardisée.

Tout d’abord, deux seuils ont été retenus pour définir des « avortements répétés ». Le premier concerne la déclaration d’avortements répétés dans un faible laps de temps : il est fixé à deux avortements au moins sur 30 jours (quelle que soit la taille du troupeau). Le deuxième concerne la déclaration de plusieurs avortements sur la saison de vêlage: l’UMT recommande de lancer des investigations complémentaires à la brucellose (2) dès le troisième avortement sur une période maximale de neuf mois pour des troupeaux de moins de 100 femelles mises à la reproduction (et un avortement supplémentaire par tranche de 20 à 30 femelles supplémentaires).

En cas d’avortements répétés, le groupe de travail préconise de rechercher systématiquement trois agents : le virus de la BVD/maladie des muqueuses, l’agent de la néosporose (Neospora caninum), et l’agent de la fièvre Q (Coxiella burnetii). Lorsqu’il est disponible, le placenta (ou un écouvillon vaginal) ou le liquide stomacal de l’avorton devrait systématiquement faire l’objet d’une recherche bactériologique et mycologique.

Les autres agents potentiellement abortifs sont à rechercher en fonction d’éléments épidémiologiques (poches de résistance IBR, présence de tiques pour l’ehrlichiose, monte naturelle pour campylobacter, etc.) ou d’éléments cliniques (métrites et troubles de la sphère ORL des veaux pour la Chlamydophilose, présence de troubles nerveux pour la listériose etc.).

Cette démarche sera mise en oeuvre en Bretagne dès l’été 2011. Les protocoles et grilles d’interprétation sont disponibles auprès des GDS, des laboratoires vétérinaires départementaux et des groupements techniques vétérinaires.

(1) Regroupant Oniris (école vétérinaire de Nantes), l’Institut de l’élevage, les GDS et GTV du Grand Ouest. (2) La déclaration par l’éleveur de tout avortement est obligatoire pour recherche a minima de la brucellose.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière