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Avez-vous trouvé des solutions pour pallier le manque de paille ?

Cette année, la paille est rare et chère. Beaucoup d’entre vous ont pris les devants pour ne pas être pris au dépourvu et ont laissé les animaux le plus longtemps possible dehors. Espérons que l’hiver ne sera pas trop long.

Philippe Aubry, éleveur en Ille-et-Vilaine
© DR
 

 Patrice Huguet, éleveur dans le Morbihan

OUI. J’ai 60 laitières sur aire paillée. Comme je craignais de manquer de paille cet hiver, j’ai acheté un semi de 30 tonnes de dolomie (34 €/t). C’est un sable calcaire magnésien, sous forme de poudre blanche. Je connaissais ce produit pour amender les sols mais pas en litière. Je l’utilise en complément de la paille et je suis satisfait. Je vide la stabulation toutes les 3 à 4 semaines, alors que d’habitude j’étais obligé de le faire tous les 8 jours, sinon la litière chauffait trop. Avec la dolomie, la litière ne chauffe plus, mais au bout de trois semaines si le temps est humide, les vaches ont tendance à être plus sales. J’entretiens la litière trois à quatre fois par semaine : je charge une botte de paille dans la pailleuse et j’ajoute trente pelles de dolomie sur la botte. Je pense que je continuerai à l’utiliser à l’avenir… J’essaie aussi de faire sortir les bêtes dehors dès que c’est possible, au moins quelques heures !

 

 

Stéphane Gaudicheau, éleveur dans le Morbihan
NON MAIS en paillant manuellement matin et soir, nous économisons 50 % de paille. On recouvre aussi les bouses deux fois par jour. En tout, le paillage et l’entretien nous prend 20 minutes par jour, soit à peine plus qu’avec la pailleuse. Par contre, c’est plus pénible. On enlève le fumier tous les 10 jours, au lieu d’une fois par mois. On arrive comme ça à maintenir les vaches propres et on n’a pas vu d’augmentation des cellules.

 

 

Philippe Aubry, éleveur en Ille-et-Vilaine
OUI. J’ai acheté 55 tonnes de cannes de maïs broyé avec les feuilles et les spathes (95 €/t). Ca me dépanne bien car les deux camions de paille de blé que j’avais commandés en août à un négociant ne m’ont jamais été livrés ! J’alterne la distribution d’une botte de paille de blé et d’une botte de canne de maïs. Les cannes sont bien sèches et les vaches sont même plus propres qu’avant, ça ne colle pas du tout sur leurs flancs. L’inconvénient, c’est que cela fait plus de poussières.

 

Mireille Segeron, éleveuse dans l’Allier

NON MAIS nous laissons une partie des animaux dehors, les vaches taries et les génisses, pour économiser la litière pour nos vaches.

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