Aller au contenu principal

Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

ALIMENTATION AUTOMATISÉE
UN ROBOT QUI PRÉPARE ET DISTRIBUE LA RATION COMPLÈTE

Le robot fait son apparition dans l’alimentation des animaux, avec pour objectifs l’économie de main-d’oeuvre et l’efficacité de la ration.

En multipliant le nombre de repas dans une journée, le robot facilite la digestion des vaches.
En multipliant le nombre de repas dans une journée, le robot facilite la digestion des vaches.
© Trioliet

L’alimentation automatisée est un concept déjà répandu en Amérique du Nord et dans certains pays d’Europe du Nord, où les troupeaux ne sortent pas des bâtiments. Au contraire, en France, le pâturage prédominant a freiné le développement de ces robots d’alimentation qui ne peuvent être rentabilisés avec un fonctionnement partiel dans l’année. La taille des troupeaux n’a pas non plus joué en faveur de ces installations coûteuses.

Mais les contraintes en termes de main-d’oeuvre et de coût d’alimentation amènent les premiers éleveurs à opter pour un automate. Les constructeurs s’intéressent d’ailleurs sérieusement au marché français. Le suédois Delaval et le canadien Rovibec font leur preuve depuis un an avec chacun une installation en fonctionnement et d’autres projets en cours. Quant au néerlandais Trioliet, il compte bien faire ses premières ventes dans les mois à venir. Boumatic dispose également d’une offre en important les robots du constructeur finlandais Pellon. À noter par ailleurs que dans d’autres pays européens, Lely a passé un accord pour la distribution du robot Rovibec.

WAGON SUR RAIL

Globalement, les robots d’alimentation fonctionnent en toute autonomie à l’exception de l’approvisionnement en fourrage grossier (ensilage et foin). Le concept Rovibec se démarque de ses concurrents par l’utilisation de silos tours qui permettent un désilage automatique.

Les autres systèmes utilisant l’ensilage en silos couloirs, nécessitent le désilage de ce dernier qui est stocké sur des tables doseuses (ou convoyeurs). Ce deuxième principe accepte également le foin ou la paille dans la ration mélangée.

Autre point de différenciation, dans certains cas (Rovibec,Trioliet, Pellon TMR), la ration est mélangée et distribuée par le même appareil qui se déplace sur un rail. Dans d’autres (Delaval, Pellon TR), une mélangeuse à poste fixe est secondée par un wagon de distribution sur rail.

MOINS DE REFUS

Robotiser l’alimentation offre de nombreux avantages, à commencer par l’économie de main-d’oeuvre. Une fois la ration programmée, l’automate se charge de tout, de la préparation du mélange à la distribution. Le travail se limite à l’approvisionnement en fourrages des tables doseuses qui alimentent le robot.

L’autonomie dépend de la capacité de ces tables et du type de désilage. Avec un désilage en cube, le réapprovisionnement peut se faire tous les quatre jours sans risque d’échauffement. Comme indiqué précédemment, seule l’utilisation de silos tours, sans foin dans la ration mélangée, supprime complètement l’astreinte. La préparation régulière de la ration et sa distribution répétée en petites quantités, profitent à son efficacité : limitation des refus, meilleure digestibilité, présence régulière au cornadis bénéfique à l’activité des vaches et à la fréquentation du robot de traite…

LOURD INVESTISSEMENT

La possibilité d’ajuster précisément la ration en faisant des lots d’animaux y participe également. Dans le cas d’un nouveau bâtiment, l’intégration du robot limite la surface dédiée au couloir d’alimentation par rapport aux besoins d’une mélangeuse derrière un tracteur. L’entraînement électrique de l’automate réduit la consommation d’énergie par rapport au système tracteur et mélangeuse.

Les arguments ne manquent pas. Pourtant, les économies potentielles doivent peser suffisamment pour justifier le lourd investissement. « Pour un effectif de 80 à 100 vaches laitières, une installation complète se chiffre entre 90 et 110 000 euros hors maind’oeuvre », estime-t-on chez Delaval. La taille du troupeau reste toutefois le point critique. Que l’on alimente 100 ou 200 vaches, le robot demande quasiment le même investissement. ■

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Vignette
Elevage des veaux au Québec : « Le colostrum, c’est bien plus que des anticorps »
Pour la nutritionniste québécoise Déborah Santschi, le premier repas de colostrum est extrêmement important car il a un impact à…
Le pare-chocs réduit l’accidentologie
Machinisme
Marché confidentiel en France, les pare-chocs frontaux sur tracteur intriguent de plus en plus les agriculteurs.
élevage laitier polonais
La Pologne opère une diversification de ses produits laitiers et de ses clients

Ce qui pourrait contrarier l'essor de la production laitière serait la hausse des coûts. Une hausse liée à la…

contrat
[Prix du lait] La Commission européenne valide les indicateurs économiques de la filière
Le tableau de bord des indicateurs économiques donne un cadre économique de référence pour les négociations commerciales de 2020.
Vignette
Mobilisation collective pour mieux valoriser le lait de montagne
Les deux tiers du lait de montagne sont insuffisamment valorisés, alors que les atouts de la montagne sont en phase avec les…
Mieux gérer la mise à jour des données journalières des automates

Au sein de France conseil élevage, plusieurs projets sont développés pour assurer la collecte, le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière