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EQUIPEMENT
Adoptez le réflexe Depos’Traite

Mieux vaut pratiquer le contrôle des déposes automatiques de faisceaux trayeurs tous les 3-4 ans pour limiter les risques de dérive du matériel.

Contrôle Dépos'Traite dans une exploitation de Lozère.
Contrôle Dépos'Traite dans une exploitation de Lozère.
© Chambre d'agriculture de la Lozère.

Comme tout automate, les déposes automatiques de faisceaux trayeurs doivent être nettoyées après chaque traite et correctement entretenues, notamment au niveau des joints, des raccords et des connexions électriques. « S’il s’avère mal nettoyé ou mal entretenu, le système de dépose automatique peut fausser la fin de traite en induisant de « mauvaises » lectures du débit, des défauts de coupure du vide ou de retrait des vérins, alerte Jérome Chandler, de l’Institut de l’élevage. Au-delà d’un entretien régulier, ce dispositif nécessite aussi une vérification de son bon fonctionnement par un organisme officiel. Ce contrôle est utile pour éviter une fin de traite préjudiciable à l’intégrité des trayons, au déroulé et à la durée de la traite. »
À l’image d’Opti’Traite, qui porte sur le contrôle annuel des installations de traite, Depos’Traite correspond au contrôle du système de dépose automatique des faisceaux trayeurs. Validé par le Cofit(1), ce contrôle existe depuis plus de cinq ans et entre en phase de démultiplication sur les élevages. Il s’applique désormais sur toutes les installations de traite — même les plus récentes, hormis les robots où il n’existe pas encore de protocole officiel.


Vérifier l’homogénéité des réglages de toutes les déposes automatiques


« À travers trois mesures par poste, Depos’Traite vérifie si toutes les déposes automatiques présentent un réglage homogène afin de s’assurer que chaque poste trait les vaches de la même façon. » Un tel diagnostic n’apparaît pas superflu au regard des résultats obtenus sur les 1 315 contrôles réalisés en 2012. Près d’une installation sur deux (43 %) présente un défaut d’homogénéité sur la durée du cycle. Ce critère est mesuré à l’aide d’un automate qui simule une fin de traite théorique pour mesurer le moment effectif de la dépose. Dans 21 % des élevages contrôlés, un défaut d’homogénéité sur le vide résiduel a été constaté. Mesuré dans l’un des manchons au moment de la dépose, le vide résiduel évite l’arrachage ou la chute de faisceau. Enfin, un défaut d’homogénéité sur la temporisation initiale (temps de latence nécessaire au moment du branchement du faisceau trayeur pour éviter les déposes intempestives avant l’écoulement du lait) a été mis en évidence dans 5 % des élevages.
Aujourd’hui, une centaine de techniciens sont agréés pour pratiquer le Depos’Traite. Les coordonnées sont disponibles en contactant le service traite du département. Depos’Traite s’applique sur une installation disposant d’un Opti’Traite récent (moins de 6 mois).


(1) Comité français interprofessionnel pour les techniques de production du lait.

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