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La hausse de la collecte laitière française dope les exportations au premier semestre

Dynamique sur le premier semestre 2024, la collecte de lait de vache en France a alimenté une hausse des exportations de fromages, de laits vracs et de crèmes. 

Traite
Les maïs 2023 lactogènes et des achats d'aliments composés en hausse ont permis une augmentation de la production et donc de la collecte laitière en France.
© A. Conté

En cumul annuel arrêté à mai 2024, la collecte de lait de vache en France a progressé de 1,1% par rapport à la même période 2023. L'Institut de l'élevage estime que la hausse sera de 1,4% pour le premier semestre. Les ensilages de maïs 2023 très lactogènes ont notamment permis cette dynamique. « Les éleveurs auraient également eu davantage recours à des aliments composés, en attestent les fabrications d'aliments pour vaches laitières en avril : +9,8% par rapport à mai 2023 (source Snia) », détaille l'Idele dans son rapport Tendances

Autre élément favorable, l'indice de marge Milc est resté stable autour de 150 euros les 1000 litres, grâce à un recul de l'Ipampa lait de vache, qui a compensé la baisse du prix du lait depuis l'automne dernier. Le prix réel conventionnel moyen est en effet passé de 471 € en octobre 2023 à 455 € en mai 2024 (source FranceAgriMer).

Les régions dont la collecte décolle le plus sont le Grand Est, la Bourgogne Franche Comté, les Pays de la Loire et le Centre Val de Loire. 

Exportations en hausse, importations stables

Ce surplus de lait s'est traduit par des volumes exportés en hausse de 14% en équivalent lait sur janvier à mai par rapport à la même période en 2023. Les exportations ont progressé pour les fromages, lait vrac, yaourtscrème, lactosérum, mais aussi le beurre et les caséines. Les volumes importés ont été stables (+0,4% en éq. lait) avec une hausse pour les fromages et les yaourts, mais un recul en beurre. 

Au global, la balance commerciale en valeur a progressé de 4% en cumul annuel à mai 2024, tirée par les fromages, les yaourts et dans une moindre mesure par la crème. 

Incertitudes pour le second semestre

Mais l'Idele s'attend à une collecte moins dynamique sur le second semestre. La récolte d'herbe a été perturbée par les pluies abondantes de ce printemps et début d'été. « Les quantités récoltées sont satisfaisantes mais la qualité est souvent médiocre. » Les mauvaises conditions météo ont aussi retardé « les semis de maïs fourrage, suscitant des incertitudes quant aux dates d'ensilage et à la qualité des récoltes ». L'évolution de la collecte dépendra de la pousse de l'herbe sur le reste de l'été et de l'année. 

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