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Nutrition animale : 1 550 recrutements prévus en 2018

© Lernestorod/ Pixabay

Les prévisions d’embauche en 2018 sont élevées avec plus de 1 550 postes ouverts (20 % en CDI, 23 % en CDD, 4 % en apprentissage et 53 % en intérim), signe habituel de reprise économique. Avec plus de 660 embauches en 2016, 71 % des entreprises de la nutrition animale ont recruté cette année-là contre seulement 44 % des entreprises de l’agroalimentaire dans son ensemble.

À noter la forte proportion de recrutements “non visibles”, via le bouche-à-oreille ou les chasseurs de têtes : seules 9 % des offres sont publiées… Si les entreprises embauchent une majorité d’ouvriers et d’employés (59 %), la nutrition animale se caractérise aussi par une part relativement élevée de techniciens et d’agents de maîtrise. Il y a dans le secteur de la place pour les jeunes (52 % de moins de 30 ans) mais aussi des plus vieux (6 % de plus de 50 ans), pour les hommes (63 %) et, de plus en plus, pour les femmes (37 %).

Souvent mal connu, le secteur propose pourtant des emplois pérennes avec une grande majorité d’embauche en CDI (57 %) assurant non seulement le remplacement des départs en retraite mais aussi la création nette d’emploi. Le contrat d’apprentissage monte en puissance, mais tous les potentiels ne sont pas encore remplis. Ainsi la formation BTS de l’Ensmic (École nationale supérieure de meunerie et des industries céréalières) n’a, cette année, que trois étudiants en alternance pour seize places ouvertes, comme le pointait Jérôme Lemoine, un des enseignants.

Des métiers sous tension

Mais 28 % des établissements ont rencontré des difficultés de recrutement, comme l’explique Caroline Cohen (directrice des études Emploi-Formation à Opcalim qui réalise chaque année une analyse spécifique du secteur), lors du symposium annuel de Tecaliman qui s’est tenu le 13 mars à Nantes, dans les métiers du transport, de la conduite de process, du magasinage et de la préparation de commandes. De son côté, Tecaliman a réalisé un sondage en ligne, non exhaustif, montre la réalité des tensions dans les métiers de la production et de la maintenance.

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