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Luzernes déshydratées

En raison de ses avantages écologiques, dont le principal est la capacité à fixer l’azote de l’air, comme la plupart des légumineuses, la culture de la luzerne est défendue par des organisations telles que l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française) ou la Fnab (Fédération nationale d’agriculture biologique). Ce sont d’abord ces organisations agricoles qui ont chacune adressé un courrier à Michel Barnier. « En Champagne notamment, cet abandon conduirait inéluctablement à une baisse importante de la production de miel », a écrit la première le 17 juin au ministre de l’Agriculture. « Si cette mesure devait s’appliquer aux fourrages séchés comme la luzerne, les conséquences directes seront certainement de freiner considérablement le développement des grandes cultures biologiques dans des régions comme la Champagne-Ardenne », a écrit la Fnab. De son côté, la Confédération générale des producteurs de lait de brebis et des industriels de Roquefort s’est inquiétée du tarissement possible de ce complément alimentaire qu’est la luzerne. Le soutien à la luzerne s’est élargi fin juillet à des organisations écologistes proprement dites. Ainsi, Bernard Cassens, directeur du programme de WWF-France demande une mise à plat de la Pac, « dans laquelle les systèmes agronomiques durables seraient, au contraire, les plus soutenus ». Il invoque trois raisons de soutenir la culture de la luzerne. D’abord parce qu’elle comble un grave déficit européen en protéines végétales, qui conduit l’UE à importer massivement du soja brésilien et à concourir à la déforestation directement ou indirectement en Amazonie.Ensuit, la luzerne est une légumineuse, capable de fixer l’azote de l’air, et donc d’éviter le recours aux engrais nitratés. Enfin, La culture de cette plante nécessite très peu d’intrants.

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