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Nutrition animale
La composition des formules d’aliments, fonction des cours des matières premières

La hausse différenciée des tourteaux durant la première partie de l’année motive les évolutions des formules du côté des protéines, tandis que l’évolution des céréales laisse plus de place aux coproduits.

Entre janvier et août, les tourteaux de soja ont gagné 42,50 € (362 €/t en début de troisième trimestre), et les tourteaux de tournesol high pro 81,50 €/t (274 €). Dans le même temps, le colza a progressé de 51 €…, mais ces trois produits, riches en protéines, n’ont pas connu les mêmes évolutions. Ainsi, le prix du tournesol était compétitif début 2018 par rapport au soja et au colza. Le tournesol a donc été privilégié par les fabricants d’aliments pour animaux (Fab), explique Romain Lemarié, chargé de mission à Feedsim Avenir. Puis le prix du colza a été intéressant par rapport au tournesol, qui s’est donc effondré dans les formules à partir de mai 2018 au profit de celui-ci, avant que le soja ne redevienne concurrentiel en août. Les graines oléoprotéagineuses ont occupé un peu plus de place, passant d’un peu plus de 5 % à plus de 7 % des formules. De façon générale, on constate une baisse des incorporations de tourteaux sur le premier semestre 2018 par rapport au précédent.

En céréales, le blé ayant augmenté de plus de 60 €/t et l’orge de près de 63 €, contre +49,50 € pour le maïs, le switch s’est fait au profit de ce dernier. Mais l’incorporation des céréales est en baisse au profit des coproduits (drêches, issues de blé, sons, corn gluten, mélasses, vinasses), passés de 11 % à près de 16 %.

Dans un contexte haussier général, les substitutions ne suffisent pas à maîtriser la hausse des coûts des matières premières qui impacte les espèces, de +17 % pour les aliments Vaches laitières à +23 % pour les aliments Truies, en passant par +18 % en dinde, +20 % en poulet, +21 % en pondeuse et +23 % en porc charcutier. La simulation de Feedsim Avenir pour fin novembre indique que les cours devraient rester élevés. D’où les actions de sensibilisation des banques que les Fab engagent afin que, contrairement à une autre année noire (2007), elles prennent conscience des risques qui pèsent sur les trésoreries des éleveurs.

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