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Bourse des matières premières
« Développement durable et nutrition animale à Copenhague »

Torben Christensen, président de la 61è Bourse européenne du commerce et fondateur du courtier Copenhagen Merchants en 1977, présente cette nouvelle édition et le contexte danois.

Torben Christensen est le président de la 61è Bourse européenne du commerce qui se tient à Copenhague. Il est aussi le fondateur du courtier Copenhagen Merchants, en 1977.
© Copenhagen Merchants
La Dépêche-Le Petit Meunier : Pouvez-vous présenter la 61e Bourse européenne des matières premières agricoles ?

Torben Christensen : La Bourse aura lieu les 7 et 8 octobre à Copenhague à Oksnehallen [NDLR : un ancien marché aux bestiaux construit en 1891 et utilisé comme tel jusqu’en 1959, puis reconverti en espace évènementiel en 1996]. La partie Exposants et Bourse sera ouverte dès le jeudi après-midi et toute la journée du vendredi. Le vendredi, à 11 heures, Alexander Döring, secrétaire général de la Fefac, sera l’intervenant d’un séminaire consacré au développement durable dans la chaîne des grains pour l’alimentation animale. Il fera notamment le point sur les travaux lancés par la Fefac en septembre 2020 sur ce sujet, fondés sur la Charte 2030. Il reliera cette initiative aux différents agendas et politiques des pays européens en la matière. 80 personnes se sont inscrites, au 27 septembre, à ce séminaire. Sinon, près de 2 000 personnes sont enregistrées à la Bourse. 

LD-LPM : Quid de la présence internationale dans le contexte pandémique actuel ?

T. C. : Les participants viennent, bien sûr, de l’Union européenne mais également des États-Unis et du Canada, d’Amérique centrale et latine (Mexique, Argentine, Brésil), du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (Arabie saoudite, Égypte, Émirats arabes unis, Maroc...) ou encore d’Asie (Inde, Indonésie...) ainsi que de Turquie et d’Israël. Des représentants d’US Wheat Associates sont également attendus. Par ailleurs, 55 exposants seront aussi présents.

ManesdoBulkTerminal
Le terminal Manesdo pour le vrac a été construit en 2018 est le plus récent des ports construits au Danemark. Il peut désormais stocker 150 000 t de marchandises.
LD-LPM : Dans les grandes lignes, quelles sont les principales productions de grains au Danemark ?

T. C. : En temps normal, la production atteint les 10 Mt mais, cette année, elle sera plus proche des 9 Mt, voire inférieure. Elle devrait s’afficher à 3,8 Mt pour les blés (hiver et printemps réunis), 3,4 Mt pour l’orge (900 000 t pour la brasserie et 2,5 Mt pour l’alimentation animale), 650 000 t pour le seigle, 330 000 t pour l’avoine et 590 000 t pour le colza. Le Danemark produit aussi des pois et des fèveroles (respectivement 30 000 t et 70 000 t). Le pays exporte normalement également environ 2 Mt de grains mais, cette année, ce sera certainement moins (700 000 t en orge de brasserie et 800 000 t en blé notamment). Nous importons des matières premières pour l’alimentation animale (dont 1,7 Mt de soja) et 300 000 t d’autres types de protéines pour l’alimentation animale. Les fabricants d’aliments pour animaux élaborent 4,6 Mt d’aliments pour le bétail, essentiellement pour les secteurs du porc, de la volaille, des bovins et de la pêche.

 
LD-LPM : Comment fonctionne le commerce du grain au Danemark ?

T. C. : Il faut savoir également que 95 % de tout le grain planté dans le pays provient de semences certifiées. Il existe très peu de semences à la ferme. Le principal des activités de ventes des productions se réalise au moment des récoltes, avec ensuite 25 % des transactions qui se font entre après la récolte et le mois de décembre et le solde après le 1er janvier. Pour l’exportation, le Danemark possède quatre ports pouvant gérer des grands bateaux de type Panamax et deux ports pour les vraquiers de plus petite taille. 70 à 75 % des exportations partent en intracommunautaire et les 25-30 % restants vers les pays tiers.


LD-LPM : Comment se passe le début de campagne et quelles sont les grandes tendances ?

T. C. : Pour le début de campagne, c’est le Matif qui « donne le la » et les primes en orge ont beaucoup augmenté. Nous allons devoir aussi acheter du maïs, en provenance de Pologne ou de France, en fonction des prix. Pour ce qui concerne les tendances, nous pourrions envisager d’exporter plus vers les pays tiers, mais nous avons aussi les mêmes discussions au Danemark que dans le reste de l’Union euro-péenne sur une éventuelle réduction des surfaces semées au nom du changement climatique. Si les politiques s’orientent vers une réduction des surfaces semées, alors nous serons moins en mesure d’exporter. Le Danemark demeure un pays net exportateur de grains.

 
 
Sponsors et délégation française
La Bourse européenne du commerce de Copenhague sera ouverte de 13 h à 18 h le jeudi et de 9 h à 18 h le vendredi. Les principaux sponsors sont Baltic Control (test, certification...), Copenhagen Merchants (courtier), Danish Agro (agro-industriels), DLG (agribusiness), Lantmännen (coopérative) et Skovs Korn (courtier). Parmi les participants français, seront présents : Agro Paris Bourse, Axéréal, Bourse de commerce de Rouen, Bunge, Cargill, Desialis, Emeric Courtage, Euronext, Feed Alliance, Forwardis, Fret SNCF, Intercourtage, InVivo Trading, Logaviv, Maïsadour, Malteurop, Senalia, SGS, Sojam, Soufflet (agriculture, malterie, moulin, négoce), Tallage ou encore Terrena et Viterra. Th. M.
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