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La filière s’adapte au Covid-19

Des solutions ont été trouvées pour maintenir l’activité de la filière dans tous les corps de métier, tout en respectant les mesures à prendre pour éviter la diffusion du coronavirus.

 

Une biosécurité renforcée pour livrer les reproducteurs

Chez Choice, les règles de biosécurité, déjà revues avec la FPA, ont été de nouveau renforcées avec le Covid-19, notamment sur les mesures barrières : port d’un masque pour les chauffeurs, application des règles de distanciation sociale… "L’éleveur est prévenu de la livraison imminente de reproducteurs", explique Hervé L’Azou, directeur Choice Genetics France. "À l’arrivée du chauffeur, les animaux sont mis sur le hayon de déchargement. L’éleveur entre ses animaux dans sa quarantaine tandis que le chauffeur reste à distance". Il n’y a pas eu de perturbations dans les livraisons. Les testages et les programmes d’amélioration génétique ont été maintenus. "Le confinement nous a aussi amenés à développer de nouvelles méthodes de travail (dématérialisation, télétravail). Choice avait pour ambition d’aller vers un monde plus digital. Cette crise va accélérer la digitalisation."

Des adhérents connectés à leur coopérative

À la Cooperl, tous les salariés et adhérents bénéficient d’une identité numérique qui facilite les interactions avec la coopérative et ses salariés. Ils ont également accès aux outils partagés de la suite Google (agenda électronique, tableurs, documents en ligne, accès aux visioconférences…). « Ces solutions ont pris tout leur sens durant le confinement lié au Covid-19", souligne Christophe Battas, responsable offre produits et équipements d’élevage chez Cooperl Équipements. Durant cette période, les abattoirs et les outils de transformation du groupe ont continué à tourner à bonne cadence grâce à l’engagement des salariés, sécurisés dans leur travail par un ensemble de mesures. « Notre organisation en filière et la diversité de notre fonds de commerce viande nous permettent de compenser la baisse d’activité de la restauration hors foyer par des circuits de proximité (Coop Chez Vous, boucheries Aurélien-Maxiviande) et aussi évidemment par l’export… » Au final, l’épisode du Covid-19 n’a eu que peu d’incidence directe sur le quotidien des éleveurs adhérents Cooperl.

Une période pour améliorer les points faibles

Chez Cirhyo, la période de confinement a été mise à profit par les techniciens et les éleveurs pour résoudre certains problèmes techniques récurrents dans les élevages pas toujours pris en compte en routine. " Les éleveurs étaient moins sollicités. Avec l’aide de leur technicien, ils ont pu se poser les vraies bonnes questions ", souligne Edgard Basset, responsable technique Cirhyo. Les mesures de biosécurité mises en place pour contrer la FPA ont été très utiles pour limiter les risques de transmission du Covid-19. « Tous les éleveurs mettent désormais à disposition de leurs techniciens une tenue propre à chaque visite. Elle est désormais complétée d’un masque. » Des masques ont également été délivrés aux salariés des élevages, notamment dans les maternités collectives où les soins aux porcelets nécessitent souvent la proximité des intervenants.

Gérer les urgences sanitaires en priorité

Pour les vétérinaires, les urgences constituent l’essentiel de leur activité en période de confinement. « Si un problème sanitaire survient dans l’un des élevages que nous suivons, nous assurons la visite, le diagnostic et la mise en place du traitement », indique Luk Willems, vétérinaire à la clinique de l’Elorn à Landerneau dans le Finistère. Il souligne cependant qu’un vétérinaire peut prescrire un traitement à distance à condition qu’il soit destiné à des animaux d’un élevage pour lequel il est référent, et qu’il suit régulièrement. Luk Willems souligne que la téléconsultation pourrait devenir un outil d’appoint intéressant pour la filière porcine, largement démunie en vétérinaires praticiens. En revanche, il est plus mesuré sur l’intérêt de la télé-autopsie. « Les réseaux de communication passent souvent mal dans les élevages. »

Les livraisons d’aliment ont été assurées

Chez le fabricant d’aliment Coréal à Yffiniac dans les Côtes-d’Armor, les commandes sont livrées dans les temps depuis le début de la crise du Covid-19. « Les approvisionnements en matières premières ont parfois été tendus. Mais nous n’avons jamais été en rupture de stock », affirme Alain Oger, son président. « Il y a cependant toujours des incertitudes pour les prochaines semaines, qui provoquent des hausses de prix de certains produits. » En interne, les technico-commerciaux ont maintenu le contact avec leurs clients par téléphone. Dès le début de la crise, ils sont venus se former à la réception des matières premières pour assurer le remplacement du personnel en place en cas d’absence ou de maladie. « Mais grâce à la bonne application des mesures de confinement et à la conscience professionnelle des salariés, les effectifs ont été maintenus à tous les postes. »

La vente directe a profité du confinement

À la ferme du Chatelier située à Pacé près de Rennes, le chiffre d’affaires des ventes de produits de charcuterie issus de l’élevage de porc a été multiplié par trois depuis le début du confinement. « Les gens disposaient de temps pour faire leurs courses et pour cuisiner durant toute la semaine », analyse Jean-Yves Trubert, l’un des associés de la ferme. "Cette crise met en évidence que la vente directe a un potentiel de progression important. Les gens sont de plus en plus sensibles à l’origine locale des produits."

Les centres d’insémination à la pointe de la biosécurité

Chez Gènes Diffusion, les mesures de biosécurité mises en place à l’origine pour protéger les centres d’insémination artificielle sont bien utiles pour passer la crise du Covid-19. « Les protocoles existants sont adaptés à la situation. Nous leur avons ajouté les mesures de distanciation sociale et les équipes de production ont été réduites pour éviter les contacts entre les personnes », explique Nicolas Jaglin, le directeur commercial de Gènes Diffusion. « Toutes les commandes de doses ont été honorées, y compris celle envoyées par livraison express hors de la Bretagne." Gènes Diffusion a également maintenu son service d’échographie.

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