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« Je cherche à valoriser au mieux les effluents »

Vincent Battut, en Gaec avec sa mère dans le Puy-de-Dôme, élève 90 vaches sur 130 ha de prairie naturelle et produit 700 000 litres de lait, dont 300 000 litres sont transformés en fourme de Rochefort-Montagne.

Vincent Battut. « Nous sommes passés récemment de 80 à 130 hectares. Donc, nous prévoyons d’augmenter le cheptel jusqu’à 110 vaches pour produire près d’un million de litres. » © Gaec Battut
Vincent Battut. « Nous sommes passés récemment de 80 à 130 hectares. Donc, nous prévoyons d’augmenter le cheptel jusqu’à 110 vaches pour produire près d’un million de litres. »
© Gaec Battut

« Mon système fourrager est conduit de manière raisonnée mais assez intensive. Le siège de l’exploitation est à mille mètres d’altitude. Le pâturage est optimisé avec 20 ha pour 85 vaches et 6 à 7 passages. J’ensile 50 ha et je récolte 40 ha de foin de 1ère coupe et 80 ha de 2ème coupe. Je cherche à valoriser au mieux les effluents. Les vaches en lactation et les génisses sont sur logettes et caillebotis et les vaches taries sur aire paillée. Les logettes sont paillées avec de la farine de paille. Je dois gérer annuellement 150 tonnes de fumier et 3 700 m3 de lisier. Les trois fosses à lisier permettent de stocker 1 500 m3.

Le fumier est épandu à l’automne sur des prairies éloignées. Une partie du lisier est apporté sur 30 ha de pâtures assez tardivement à l’automne. Ce n’est pas l’idéal mais je dois sécuriser ma capacité de stockage pour l’hiver. Je commence ensuite à épandre du lisier à la dose de 20 m3/ha à partir de début mars sur les parcelles d’ensilage pour terminer vers le 10 avril sur les fauches tardives. Toutes les parcelles fauchées reçoivent un deuxième apport de 15 m3/ha. J’apporte 40 u/ha d’azote sur les prairies ensilées, vers les 25 mars, et sur les pâtures après le deuxième voire le troisième passage des vaches. Un chaulage est effectué tous les ans (30 tonnes).

Pour épandre le lisier, j’utilise soit ma tonne de 11 m3 soit celle de la Cuma de 14 m3. La mienne est équipée depuis 2004 d’un enfouisseur à disques de 4,5 mètres de largeur. Il peut être déconnecté sans avoir besoin de le démonter. Je l’utilise principalement sur les parcelles de fauche en période estivale. Je suis convaincu du système mais il n’a pas que des avantages. Il demande plus de puissance de traction (au minimum 150 CV) et le travail est un peu moins rapide. L’entretien est plus coûteux car il y a pas mal de pièces d’usure. »

En savoir plus

Vous pouvez vous référer au guide régional de fertilisation des prairies et cultures fourragères, à retrouver sur le site de la chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme.

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