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Installation en élevage laitier : « Je transmets ma ferme neuf ans avant ma retraite »

Georges Marhic, éleveur laitier en Vendée a décidé de transmettre, avant la fin de sa carrière, son exploitation à un ancien apprenti.

Georges Marhic, éleveur laitier en Vendée
Georges Marhic, éleveur laitier en Vendée : « Le fait de savoir que l’outil que j’ai créé va perdurer est une grande satisfaction. »
© V. Bargain

« Après avoir travaillé sept ans comme technicien légumes pour une coopérative en Bretagne, je me suis installé en 1996 avec ma femme, en reprenant l’élevage laitier de mes beaux-parents. J’ai tout appris en arrivant. Pendant près de trente ans, j’ai exercé le métier d’éleveur laitier que j’adore toujours. Un nouvel associé a remplacé ma femme en 2012. L’exploitation compte aujourd’hui 80 vaches pour 800 000 litres de lait et 125 hectares.

Depuis plusieurs années, j’étais en réflexion pour savoir comment faire évoluer l’entreprise. Il y a quatre ans, nous avons eu un apprenti, qui est resté deux ans sur la ferme. Il avait déjà à l’époque exprimé le souhait de s’installer, mais il n’était pas prêt.

Aujourd’hui, il l’est et nous en avons rediscuté. Je lui ai dit que je serais d’accord pour lui céder mes parts au sein du Gaec. Il s’entend bien avec mon associé. Et comme nous arrivons en 2024 à la fin des remboursements des prêts JA de mon associé, l’entreprise a la capacité d'installer un jeune. Il y a des phases plus favorables que d’autres à la transmission. J’ai donc décidé de saisir cette opportunité.

J’ai suivi une formation en collectif à la transmission organisée par la chambre d’agriculture. Les experts m’ont indiqué les points de vigilance, puis j’ai pris rendez-vous avec un conseiller de gestion et les banques. Le conseiller MSA qui intervenait dans la formation m’a aussi indiqué que pour moi, l’âge de la retraite serait 64 ans. Je n’ai que 55 ans et il me reste donc neuf ans avant la retraite.

L’exploitation est dimensionnée pour deux et il serait difficile de prendre un salarié. Je vais donc exercer un autre métier jusqu’à 64 ans. J’ai suivi une formation de la MSA « Continuer ou se reconvertir ». Et je réalise actuellement un bilan de compétences qui dure huit matinées sur trois mois. Je suis serein et enthousiaste pour mon avenir. Et le fait de savoir que l’outil que j’ai créé va perdurer est une grande satisfaction. »

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