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[Mise à jour au 4 mars - 18 h ] Grippe aviaire : première semaine de mars cruciale au sud des Pays de la Loire

Le nombre de foyers et de suspicions d’influenza aviaire grimpe dangereusement depuis samedi 26 février, dans un secteur allant de Challans à Cholet, riche en élevages, en couvoirs et en abattoirs.

Le canard est l'espèce la plus touchée dans ce secteur qui compte à la fois du Barbarie et du mulard
© P. Le Douarin

Alors que l’épizootie d’influenza aviaire est en forte régression dans le sud-ouest – avec quelques foyers encore dans les Hautes Pyrénées et le Gers - elle s'amplifie plus au nord.

Depuis la fin de semaine dernière, la tension est montée de plusieurs crans pour les organisations de production, les accouveurs et les abattoirs  implantés en Loire atlantique, Vendée, Maine et Loire, Deux-Sèvres.

Samedi 26, le nombre de foyers et de suspicions est soudainement grimpé à 14 et lundi 28 en milieu de journée ce nombre oscillait entre 30 et 40, selon les sources (vétérinaires, organisation de production). A ce stade la situation évolue d’heure en heure…

Entre le lundi 21 et le vendredi 25 février, le ministère de l’agriculture a annoncé trois nouveaux foyers d’influenza H5N1 en Vendée, faisant monter le total à neuf depuis le début de l’épizootie. Douze étaient confirmés par la DGAL le lundi 28 et 20 foyers vendéens le mardi 1er mars.

Au 4 mars, le dernier décompte de la DGAL fait état de :

- 58 foyers en Vendée : communes non communiquées ;

- 11 en Loire Atlantique dont Légé, Touvois, Vieillevigne ;

- 2 en Maine et Loire : Montrevault sur Evre et Val d'Erdre-Auxence, en lien épidémiologique ;

- 3 en Deux Sèvres : La Boissière en Gatine, La Chapelle Saint Etienne et Limalonges ;

 

Carte des foyers d'influenza aviaire déclarés en élevage par l'OIE et les préfectures (conception Réussir Volailles)

Un "croissant" d’environ 80 km

La zone touchée serait assez vaste (80 à 100 km de long), partant d’un secteur ouest déjà affecté à l’est de Challans (Saint Christophe du Ligneron-Falleron) en direction de Montaigu et Cholet, jusqu’en Deux Sèvres. Des suspicions ont été détectées vers Les Herbiers, Les Essarts.

Au vendredi 4 mars, les autorités vendéennes n’ont toujours pas communiqué d'information sur les localisations de cette flambée . La seule information publiquement disponible concerne les zones réglementées de protection (en rose) et de surveillance (en vert) établies au 3 mars et publiées le 4 (voir ci dessous).

Au dire de professionnels, l’espèce la plus touchée serait le canard ( chair et à foie gras), mais aussi des reproducteurs, des sites mixtes ou multiâges.

Les professionnels sont étonnés par la simultanéité des suspicions et observent que la région a été affectée par de forts coups de vents les jours précédents. Par ailleurs, beaucoup des sites se trouveraient à proximité de plans d’eau pouvant héberger de l’avifaune sauvage. De là à penser que des virus massivement excrétés dans l’environnement ont pu pénétrer via un vecteur qui reste à déterminer…

Perturbations importantes dans toute la chaîne de production

Toute l’organisation de la production est affectée par ces suspicions, en raison d’une forte concentration d’élevages (2000 bâtiments seraient présents dans la zone concernée), de couvoirs de diverses espèces (poulet, poule, pintade, caille…) et d’abattoirs (à St Fulgent notamment où un foyer est constaté).

Pour limiter au maximum les propagations, les flux d’œufs, de poussins et de volailles vivantes sont interdits dans les périmètres de protection (1 km d’un foyer) et très réglementés en zone de surveillance (laissez-passers). Quant aux exportations, elles sont stoppées, pénalisant fortement les couvoirs englobés dans ces périmètres

De sorte que tous les plannings logistiques sont à revoir dans la zone, mais aussi pour ceux qui dans les prochains jours devaient soit recevoir des animaux d’un jour (autorisation préalable de la DDPP du receveur) ou bien livrer des animaux à abattre ou encore des canards à engraisser.

 

 

 

 

 

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