Agence Bio : les organisations de la filière dénoncent un éventuel démantèlement dans une lettre à la ministre de l’Agriculture
Le Synabio, aux côtés des organisations de la filière biologique, est cosignataire d’un courrier ouvert à la ministre de l’Agriculture pour alerter sur les projets de démantèlement de l’Agence Bio évoqués dans le cadre de la simplification de l’action publique.
Le Synabio, aux côtés des organisations de la filière biologique, est cosignataire d’un courrier ouvert à la ministre de l’Agriculture pour alerter sur les projets de démantèlement de l’Agence Bio évoqués dans le cadre de la simplification de l’action publique.
Dans une lettre ouverte à la ministre de l’Agriculture datée du 19 janvier, les acteurs de la filière bio s’émeuvent de l’éventuel démantèlement de l’Agence Bio qui pourrait être acté dans le cadre de la simplification de l’action publique. Les signataires craignent une intégration de l’Agence Bio au sein de FranceAgriMer, un transfert partiel de ses missions vers l’Inao et une révision de sa gouvernance et de ses moyens.
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L'Agence Bio, un « opérateur public central de structuration »
Selon eux, l’Agence Bio n’est ni accessoire ni redondante, ni un simple outil de communication, mais bel et bien « un opérateur public central de structuration et de pilotage de l’agriculture biologique et de ses filières ».
« La filière biologique montre des signes tangibles de reprise »
Les signataires expliquent que ce démantèlement serait particulièrement dommageable au moment où « la filière biologique montre des signes tangibles de reprise ». Et de souligner que la filière compte désormais plus de 60 000 exploitations, soit 14 % des exploitations agricoles et plus de 25 000 entreprises certifiées.
Les acteurs de la filière demandent une concertation avec le gouvernement
« Dans ce contexte de sortie progressive de crise, marqué par des efforts considérables par les producteurs et les entreprises, affaiblir l’Agence Bio reviendrait à fragiliser un secteur pourtant stratégique » soulignent les signataires. Ces derniers estiment que « la question n’est pas celle du coût de l’agence bio mais bien celle du coût économique, social et politique de son affaiblissement ». Pour eux, « remettre en cause cet outil public reviendrait à affaiblir la capacité de l’Etat à structurer une stratégie ambitieuse en matière de santé publique, de protection de l’eau et de l’environnement ».
Les signataires appellent le gouvernement à réaffirmer clairement le rôle, les missions et les moyens de l’Agence Bio, et à ouvrir une concertation avec l’ensemble de la filière.
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