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Afrique de l’Ouest : pourquoi une mangue de qualité homogène et globale est nécessaire pour la saison 2022/2023 ?

Alors que la campagne de mangue débute en Afrique de l’Ouest, la position de la GMS, faisant face au contexte inflationniste actuel, pourrait poser question.  

Mise en colis de mangues Dibra chez Omer Decugis à Rungis.
Mangues Dibra chez Omer-Decugis à Rungis. Photo d'archives FLD
© Philippe Gautier-FLD

La campagne de mangue de Côte d’Ivoire a été lancée le 4 avril , marquant le début de la saison pour l’origine ouest africaine. Selon le Cirad, les premiers conteneurs devraient toucher le continent européen à la fin du mois d’avril.

Pour mémoire : Afrique de l’Ouest : des investissements pour soutenir la production de mangues

Au sein du groupe Omer-Decugis & Cie, le segment stratégique « BAMA » (Bananes, Ananas, Mangues et Avocats) représente à lui seul plus de 75% du tonnage total du groupe, en croissance solide de +22,2% sur le dernier exercice 2021/2022. Sous sa marque propre Dibra, le groupe écoule environ 600 conteneurs  de mangues par campagne, soit 3,5 millions de cartons.  Pour le PDG du groupe, Vincent Omer-Decugis est un des défis de la saison débutante sera au niveau de la consommation : « Nous sommes positionnés sur l’ensemble de l’offre mangue ouest africaine, ce qui nous permet de couvrir l’intégralité de la saison, explique-t-il d’emblée. Le défi cette année, sera certainement l’adaptation de la grande distribution européenne face à la consommation dans un contexte inflationniste fort ».

Une qualité obligatoirement globale

L’assurance d’une qualité optimale et homogène sera donc cruciale pour maintenir les positions et les développer. « Nous menons un travail de fond sur la qualité. Cela passe par les pratiques au stade post récolte, la lutte contre les maladies et aussi la maturation du fruit » souligne Vincent Omer-Decugis. En Afrique de l’Ouest, la mangue est une activité de cueillette, une culture extensive, et aussi un atout qualitatif.  Mais aujourd’hui, la qualité s’inscrit dans le cadre plus large. « C’est un travail de fond qui englobe l’adoption de normes engagées comme BSCI, mais aussi une politique sociale impliquée au niveau des pays producteurs où nous sommes présents : il ne faut pas oublier que la mangue est au cœur de la vie économique pour plusieurs d’entre eux, c’est une source de devises et de revenus pour les familles » plaide-t-il. Pour mémoire, le groupe Omer-Decugis & Cie a rejoint le Pacte Mondial des Nations Unies le 23 mars 2015.

L’atout d’une logistique performante

Et le maintien de la qualité passe aussi par une logistique efficace. Les mangues du groupe Omer-Decugis & Cie voyagent par bateau. « Nous pouvons proposer un transit time inférieur à 15 jours, voir parfois inférieur à 12 jours, de la ferme jusqu’au distributeur, se félicite le PDG du groupe. C’est une logistique très performante alors que nous voyons clairement un basculement de l’avion vers le bateau. La question de la performance énergétique est bien posée ici : la mangue avion représente moins de 1% des volumes mais génère 25% des émission CO2 ».

Arabie Saoudite : une production de mangues en continuel développement

En Arabie Saoudite, la production de mangue connait de fort développements, portés par le gouvernement, considérant le fruit comme participant à la sécurité alimentaire du pays. En 2005, L’Arabie Saoudite produisait un peu plus de 18 000 tonnes par an. Aujourd’hui , avec une superficie plantée supplémentaire de plus de 6 880 hectares, la production est estimée à 88 600 tonnes par an. Le pays produit plus de 20 variétés de mangues (Awais, Sukkari Tommy Atkins…) d'avril à août .Du coup, la production nationale peut désormais répondre à 60% de la demande.

 

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