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Outre-Mer
L’Odeadom retrace 25 ans d’agriculture ultra-marine

La rétrospective présentée par l’office au dernier salon de l’agriculture a aussi été l’occasion de quelques annonces.

Créé en mai 1984, l’Office agricole de l’Outre-Mer (Odeadom) va fêter ses 25 ans. Et il sera même le seul à pouvoir le faire puisqu’il a été épargné par la réforme des politiques publiques qui a décidé de fusionner en un seul organisme les autres offices agricoles. Le salon de l’agriculture a été l’occasion de présenter les spécificités de cette agriculture ultra-marine. Une mise en avant renforcée par la crise sociale antillaise. Depuis le discours du président de la République, inlassablement relayé par Yves Jégo lors de son passage sur le salon, l’agriculture de ces départements semble parée de toutes les vertus aux yeux du gouvernement. « On va faire la révolution », a déclaré le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer. Le plan présenté le 19 février par l’Elysée vise à l’autosuffisance alimentaire des quatre Dom. Un terme que les professionnels préfèrent nuancer en parlant d’autonomie. Mais des mesures symboliquement fortes, comme l’incitation de l’achat de produits agricoles locaux par les collectivités, pourraient être prises. Yves Jego a annoncé que la France allait débloquer une enveloppe de 53 M€ pour aider à l’exportation des produits agricoles et alimentaires des Dom. Ces mesures seront détaillées dans la loi pour le développement économique de l’Outre-Mer, qui doit être examinée par le Sénat à partir du 10 mars. Elles seront également à l’ordre du jour des futurs états généraux de l’Outre-Mer.

Dans ce contexte, le rôle de l’Odeadom devient primordial, et le ministre de l’Agriculture doit se féliciter de ne pas avoir cédé à la tentation de supprimer cet office. Et le travail qu’il réalise apportera des éclairages précieux. En effet, l’Odeadom va éditer un document très complet sur l’évolution de l’agriculture ultra-marine au cours de ses 25 dernières années. Une ébauche de ces travaux a été présentée la semaine dernière. On y voit notamment des évolutions différentes selon les départements, entre les deux Dom antillais et La Réunion par exemple. Ainsi cette île de l’océan Indien a davantage développé des productions agroalimentaires que les deux îles antillaises. Des exemples qui ne manqueront pas d’être étudiés et commentés dans les mois à venir.

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