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Expédition-exportation
L’Aneefel se place au cœur des enjeux de la filière fruits et légumes

Contexte international, enjeux de la ramasse et de la livraison, impact des réglementations : les expéditeurs et exportateurs ont fait le point en terres nordistes pour leur assemblée générale.

Le bureau de l’Aneefel lors de l’assemblée générale (de gauche à droite) : : Olivier Lemouzy (trésorier), Sabine Alary (vice-présidente), Bernard Gérin (président), Eric Guasch (vice-président),Régis Lhoutellier (vice-président) en compagnie de Valérie Avril (directrice)
© Philippe Gautier-FLD

L’association nationale des expéditeurs-exportateurs de fruits et légumes a tenu son assemblée générale les 10 et 11 mars dernier à Lille, dans le cadre prestigieux de l’Hermitage Gantois. Le lieu a été propice pour les participants à la réflexion sur l’avenir de la profession

 

Lire aussi : Bernard Gérin, président de l’Aneefel : « nous sommes de vrais acteurs des terroirs, au cœur des bassins de production »

 

L’impact de la réduction des GES

La mise en œuvre de certaines lois a fait l’objet de présentations sur les impacts probables. Comme l‘a souligné Olivier Messager, d’O2M, cabinet conseil en RSE : « la loi Climat & Résilience prévoit une réduction de l’émission de gaz à effet de serre du transport de 28% en 2030, et celle de l’agriculture, de 19%. La question qui se pose est quels sont les investissement à privilégier dans les dix prochaines années ? ».

Selon lui, trois cas de figure se présentent pour les expéditeurs-exportateurs : soit se faire imposer la marché à suivre par une autre filière, soit évaluer une valeur générique au produit et l’appliquer, soit encore intégrer des éléments comme l’impact du coût de l’énergie comme éléments constitutifs de la compétitivité des entreprises.  A cela doit s’ajouter aussi le développement de la data qui va demander d’anticiper l’évolution des systèmes d’informations.

 

La réduction des gaz à effet de serre dans l’agriculture et le transport va demander une évolution des pratiques qui aura un impact financier.
© Philippe Gautier - FLD

 

Des projets sur le « premier kilomètre »

Bernard Gérin, président de l’Aneefel, l’a bien souligné : « De nombreux travaux sont en cours sur la distribution finale sur les centres-villes mais un peu moins sur l’amont de la filière, sur les circuits de ramasse chez les producteurs ». Sur ce sujet, les professionnels sont très actifs. Ainsi, en avril dernier, sous l’impulsion du Grand Marché de Provence, un service de ramasse des fruits et légumes a été testé entre le MIN de Châteaurenard et le marché-gare de Carpentras.

Ce test semble avoir donné satisfaction et désormais le projet va passer à un stade supérieur pour 2022 et 2023. En premier lieu, les rotations de navettes entre le hub de Carpentras, Chateaurenard et Cavaillon vont être développées. De plus,  il est prévu la mise en œuvre d’une navette de ramasse et de livraison sur le pays d’Arles et d’une rotation vers Uzes, Ales et Nîmes au départ de Carpentras. L’expérience devrait aussi être étendue : ainsi, un test pilote de livraison va être mené entre le marché de Chateaurenard et le Min Aix-Marseille-Provence dans la cité phocéenne. Enfin, une navette devrait être créée avec le Min d’Azur de Nice.

 

Lire aussi : Bouches-du-Rhône/Vaucluse : une navette entre les MIN de Châteaurenard et de Carpentras

 

International : l’ombre de la guerre en Ukraine

Eric Guasch, vice-président de l’Aneefel et par ailleurs président de la commission International d’Interfel, s’est prêté à un exercice difficile : faire le point sur les répercussions des événements en Ukraine concernant les flux de fruits et légumes, dans un contexte extrêmement évolutif : « La Russie importe en moyenne 6,5 Mt de fruits et légumes qui vont être redirigées vers d’autres marchés. Même si la qualité des fruits ne rencontre pas les standards des marchés de l’Union européenne, on peut s’interroger sur la part qui viendront effectivement sur nos marchés. A cela, il faut aussi ajouter que la messagerie Swift (NDLR : réseau reliant plus de 11 000 institutions financières dans plus de 200 pays)  bloquée pour les banques russes, crée un problème pour les échanges financiers » a-t-il expliqué. Au chapitre des nouvelles moins sombres, l’Aneefel a conduit dans le cadre de l’interprofession, un travail sur la mise en place d’un guide de recommandations aux opérateurs désirant exporter des poireaux sur le Canada, et cela suite à la demande des autorités canadiennes.

 

 

 

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