« Nous refroidissons nos chevrettes avec un rafraîchisseur d’air »

- - 3 min
Nicolas et Karine Espinaco placent le bien-être et la santé du troupeau parmi les priorités de la ferme. Crédits : © EARL Dournes-Espinaco
Aspiré au moyen d’un ventilateur, l’air chaud ambiant passe au travers d’un média d’évaporation constamment humidifié. L’eau s’évapore et refroidit l’air qui est soufflé. Crédits : © Amatis
Les brasseurs d'air complètent l'action du rafraîchisseur. Crédits : © C. Sauvageot
En s’évaporant, l’eau absorbe la chaleur, refroidissant ainsi l’air qui est soufflé dans le bâtiment tunnel. Le refroidissement de l’air est d’autant plus important que l’air aspiré est chaud et sec. Crédits : © C. Sauvageot

<em class="placeholder">Nicolas et Karine Espinaco au milieu des chèvres</em>

Nicolas et Karine Espinaco, de l’EARL Dournes-Espinaco, sont éleveurs de chèvres à Capdenac dans le Lot. « Pour rafraîchir l’ambiance dans le bâtiment tunnel des chevrettes, nous avons installé un rafraîchisseur d’air industriel », expliquent les fromagers fermiers à la tête d’un troupeau de 150 chèvres. L’appareil de marque Amatis fonctionne grâce à un ventilateur, un flux d’eau et un mur évaporatif composé de plusieurs alvéoles en carton. Le ventilateur pousse l’air à travers le mur évaporatif pour en faire baisser la température et le passage de l’eau liquide à la vapeur d’eau consomme des calories.

Du frais sans humidité

<em class="placeholder">Schéma de fonctionnement du rafraîchisseur d’air</em>

Ce dispositif permet de refroidir l’air sortant de 2 à 3 °C, ce qui est particulièrement utile lors de fortes chaleurs. Le système fonctionne sans gaz et ne nécessite que de l’eau et une prise électrique. « Je place le refroidisseur à l’entrée du bâtiment et je laisse une ouverture de l’autre côté pour créer un courant d’air plus frais pour les animaux, détaille Nicolas. Cela permet aussi d’évacuer la vapeur d’eau créée tout en gardant le reste du bâtiment fermé pour limiter les apports de chaleur. » Ce dispositif n’augmente pas l’humidité de l’air parce que la vapeur d’eau est évacuée à l’opposé.

Moins dérangées par les mouches

« Le matin, je remplis la réserve d’eau, j’humidifie les alvéoles avec un jet d’eau avant d’allumer le système, puis je règle la puissance et oriente le flux d’air à environ cinq mètres du premier groupe de chevrettes pour éviter que le souffle ne soit trop fort. Ensuite, je laisse le système fonctionner de 10 h à 20 h. Grâce à cela, mes chevrettes sont moins dérangées par les mouches et se sentent mieux. En plus de rafraîchir l’air, le flux est suffisamment puissant pour être ressenti à l’autre bout du bâtiment, qui fait 24 mètres de long. »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

témoignage
Suivi
Suivre

1,50 euro d’électricité par jour

Nicolas a choisi le plus petit des trois modèles disponibles, capable de refroidir une surface de 120 mètres carrés. Bien que son bâtiment compte 250 m2, cela suffit car seule la moitié du bâtiment est occupée par les chevrettes. « Si tout le bâtiment avait été rempli, j’aurais opté pour un modèle plus grand. »

Le refroidisseur a coûté 1 850 euros hors taxes. En période de forte chaleur, il consomme entre 20 et 30 litres d’eau par jour, nécessitant un remplissage quotidien. Il se branche sur une prise standard de 220 volts et consomme environ 1,50 euro d’électricité par jour pour une utilisation de 10 heures. « Cet outil est facile à utiliser, efficace et mobile. C’est un bon investissement ! », conclut l’éleveur.

EARL Dournes-Espinaco

150 chèvres à 850 litres par an
100 % saisonné avec 55 % de lactation longue
100 % du lait est transformé en fromage sur la ferme
2,25 UMO
Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires