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Dans le Loiret : « Avec le broyeur-calibreur, je gagne en temps et en qualité de paillage de mes poulaillers»

Dans le Loiret, Xavier Morin a optimisé la gestion de la paille de ses quatre poulaillers grâce à un broyeur-calibreur produisant des brins courts et défibrés, adaptés au primo-paillage et repaillage de ses dindes et poulets.

« Avec la Beauce à proximité, j’ai choisi de valoriser la paille pour la litière de mes quatre poulaillers », explique Xavier Morin, éleveur à Noyers dans le Loiret. 

Lire aussi : Litière de volailles : les solutions pour obtenir de la paille broyée

Pour couvrir ses 6 400 m², il achète chaque année environ 30 hectares de paille de blé en andains à un céréalier, soit 300 balles carrées de 350 kg. Utilisateur depuis trois ans d’une pailleuse avicole Teagle Tomahawk 500B, il a testé plusieurs méthodes pour obtenir une paille courte et absorbante. « Pendant vingt ans, j’ai fait appel à une ETA équipée d’une presse avec broyeur sous flèche. La qualité était là, mais le stress aussi. Ces rares prestataires sont très sollicités, il fallait parfois attendre sous la menace de la pluie. Les balles, lourdes et fragiles, étaient aussi difficiles à rentrer. »

Une récolte plus rapide en paille longue

Il y a six ans, il décide d’abandonner le broyage à la récolte. « Les ETA sont plus disponibles pour la paille longue et le débit est meilleur. J’y gagne en temps et en qualité », assure-t-il. Pour alimenter en paille courte sa repailleuse pneumatique Dussau de l’époque, il s’équipe d’une pailleuse Kuhn Primor à multicouteaux. « Elle broyait finement, mais imposait une organisation lourde : reprendre les balles, stocker, puis charger dans la remorque Dussau. »

Broyage et paillage simultanés

Trois ans plus tard, Xavier Morin simplifie son process avec une broyeuse calibreuse. « Je peux désormais charger un ballot et pailler directement, en primo-paillage avec la machine dans le poulailler ou en repaillage via un réseau de tuyaux souples. » Il peut ainsi pailler ses quatre bâtiments en une journée. « En primo-paillage, je travaille seul, tandis qu’en repaillage, je suis en binôme avec mon salarié : l’un épand, l’autre déplace la machine pour la brancher successivement sur quatre entrées de tuyau le long du poulailler. »

Des brins défibrés de 25 mm

La Teagle produit des brins défibrés de 25 mm grâce à une grille de calibrage. « Avec une bonne paille de blé, j’obtiens un produit très absorbant, proche du granulé mais bien moins cher. J’ai essayé le triticale, sans succès : difficile à broyer et trop piquant. » Pour un poulailler de 1 200 m² en poulet, il utilise quatre bottes au primo-paillage, puis deux à trois bottes pour deux repaillages à 10 et 20 jours. En dindes, sur 2 000 m², il broie six balles en primo-paillage et quatre balles deux fois par semaine ensuite.

Dernier avantage de la paille broyée : son compostage. « Elle me permet de produire un compost homogène, apprécié des céréaliers. J’en vends 1 500 à 1 800 tonnes par an. »

En chiffres

2 poulaillers poulets : 1 200 et 2 000 m²

2 poulaillers dindes : 1 200 et 2 000 m²

100 tonnes de paille achetée (andains)

25 mm de longueur de brins

1 journée pour pailler les 4 poulaillers

62 000 € investis (38 000 € broyeur-calibreur + 6 000 € par bâtiment pour le réseau pneumatique)

52 000 € d’aides (PCAE + Sanders)

Une pailleuse toutes options

Attelée à un tracteur de 110 ch, la pailleuse Teagle repose sur un châssis traîné. « Elle est assez lourde et comme j’ai fait le choix d’un plateau de chargement des balles à l’arrière, cette configuration offre un meilleur équilibre qu’en version portée. La puissance du tracteur est justifiée pour le broyeur », argumente Xavier Morin. Il apprécie sa simplicité d’utilisation : « Il faut ajuster la vitesse de rotation du cylindre stockant la botte. Plus elle est rapide, plus le rotor à 40 couteaux est alimenté. Trop de débit, et le tuyau de paillage peut se boucher. » Le débit est plus limité en repaillage, contrairement au primo-paillage où la paille est éjectée par une goulotte. « Les tuyaux de 120 mm offrent tout de même plus de débit qu’avec la Dussau. Je mets 25 minutes à passer une botte. » La machine intègre aussi un dispositif d’injection d’eau. « Ça réduit un peu la poussière, mais je porte quand même un casque ventilé. » L’éleveur insiste aussi sur le graissage régulier des roulements pour éviter tout risque d’échauffement.

Rédaction Réussir

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