Coupes budgétaires agricoles : les acteurs bio vent debout contre le Conseil régional de Bretagne
La Région Bretagne qui a annoncé une réduction d'un million d'euros de ses aides à l'agriculture durable pour 2026 provoque l’ire des acteurs bio.
La Région Bretagne qui a annoncé une réduction d'un million d'euros de ses aides à l'agriculture durable pour 2026 provoque l’ire des acteurs bio.
Le Conseil régional de Bretagne a décidé de réduire d’un million d’euros son soutien au monde agricole bio et durable, en raison d’une baisse de l’enveloppe versée par l’Etat. Dans un communiqué commun, les professionnels s’offusquent. « Sous couvert d’« économies budgétaires », le Conseil régional a décidé de réduire de 10 à 20 % les soutiens accordés à plusieurs réseaux majeurs des agricultures bio, durables et paysannes en Bretagne : FRAB, FRCIVAM, Cohérence, s’ajoutant aux baisses déjà subies depuis le début du mandat » dénoncent-ils.
« Des coupes ciblées particulièrement graves »
« Des coupes ciblées particulièrement graves » selon les auteurs du communiqué qui indiquent que la subvention syndicale à la Confédération Paysanne Bretagne d’un montant de 16 000 € va être supprimée « mettant directement en péril la pérennité de la structure régionale ». Ils pointent aussi du doigt la suppression du financement du réseau des Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) Bretagne à la FRCIVAM Bretagne (30 000 €), « alors même qu’il s’agit d’une mission de service public, cofinancée avec l’Ademe ». Autre motif de mécontentement : la « baisse substantielle du soutien à l’organisation du salon bio La Terre est notre métier, « événement de référence pour la transition agricole organisé par la FRAB (-10 000 €) ».
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Quelle transition agroécologique sans le bio ?
Les signataires disent ne pas comprendre pourquoi le Conseil régional de Bretagne continue de promouvoir la transition agroécologique, la création de valeur ajoutée dans les fermes, une alimentation locale, de qualité et durable, alors que sont précisément leurs structures « qui rendent possibles ces orientations sur le terrain, au quotidien, auprès des agriculteurs, des agricultrices, des collectivités et des territoires ».
Ils ajoutent : « Sans nos réseaux, aucune transition agricole et alimentaire n’est possible, comme le montrent clairement les prises de position répétées des acteurs agricoles majoritaires, largement favorables au statu quo productiviste et polluant ».
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Des organisation « aux moyens fragiles »
Soulignant que leurs organisations ont « des moyens fragiles », ils s’offusquent que « l’argent public continue d’être mobilisé pour des cabinets de conseil et des études coûteuses, souvent sans suites concrètes, qui ne font que répéter ce que nous savons déjà : il faut changer les pratiques agricoles sur le terrain ».
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Appel au dialogue avec le Conseil régional de Bretagne
Selon les organisations, l’application de ces décisions budgétaires pourrait avoir raison de structures qui n’ont pas « la solidité financière des acteurs de l’agriculture intensive », mais qui sont pourtant « indispensables à l’avenir agricole et alimentaire de la Bretagne ». Elles appellent donc le Conseil régional de Bretagne à revenir sur ces décisions, à engager un « dialogue sincère avec les réseaux concernés ».