Calopor optimise l’ambiance des bâtiments porcins avec l’IA
L’IA permet à Calopor d’améliorer le fonctionnement de son système de chauffage et de filtration Biomim pour optimiser l'ambiance dans les salles de post sevrage
Grâce à la prise en compte des leviers d’action identifiés par l’IA, le dispositif de chauffage des salles et de filtration de l’air entrant Biomim conçu par l’entreprise finistérienne Calopor prend en compte les besoins physiologiques des animaux pour mieux gérer l’ambiance dans les salles.
« Notre objectif est de créer une ambiance naturelle dans une enceinte artificielle », explique David Marhadour, le directeur de Calopor et concepteur du procédé. Pour arriver à cet objectif, l’IA a identifié comme leviers d’action la biomimétique (une approche qui consiste à s’inspirer des principes de la nature), le suivi de l’activité des porcelets (besoins physiologiques, état de santé…) et le traitement du microbisme (baisse des émanations de gaz, des concentrations en aérosols…). Un quatrième levier consiste à analyser la relation entre l’ambiance de la salle et l’impact des actions commandées par les trois leviers précédents. « Ces actions sont concentrées sur les trois premiers jours de présence des porcelets dans le post-sevrage », explique Patrice Monod, directeur commercial Calopor. "L’éleveur peut également intervenir sur le niveau d’intervention de ce dispositif spécifique". Les données analysées par l’IA ont été collectées pendant un an et demi à la station expérimentale de la Chambre d’agriculture à Crécom (Côtes d’Armor). « À ce jour, nous n’avons exploité que 5 % de ces données, pour aboutir malgré tout à un modèle performant. L’analyse des données restantes nous permettra d’affiner notre approche. » Outre la Chambre d’agriculture de Bretagne, Calopor s’appuie sur les Québécois du CDPQ (centre de recherche). Calopor a également bénéficié d’une aide de BPI France pour développer son programme expert. Biomim est un système de chauffage des post-sevrages alimenté par une pompe à chaleur. Il filtre également les particules fines. L’entrée d’air neuf chauffé dans les salles se fait depuis des trappes intégrées au plafond.