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Bruno Martel nommé à la tête de l’Agence Bio au moment où on parle à nouveau de sa suppression

La présidence de l’Agence Bio est confiée pour deux ans à Bruno Martel, un éleveur laitier breton adhérent de la coopérative Agrial. Dans un contexte de reprise du marché, la suppression de l’Agence Bio est de nouveau évoquée.

portrait d'un homme portant des lunettes
Bruno Martel, un éleveur laitier breton, est le nouveau président de l'Agence Bio.
© Agrial

La présidence tournante de l’Agence Bio échoie pour deux ans à la Coopération Agricole, une des familles fondatrices de l’agence, en la personne de Bruno Martel, éleveur laitier breton adhérent de la coopérative Agrial, à la tête avec ses enfants d’une ferme de 200 hectares et d’un troupeau de 120 vaches certifiée depuis 2000 en Ille-et-Vilaine. Le nouveau président est particulièrement attaché au renouvellement des générations puisque depuis vingt-cinq ans, il travaille en Gaec avec sa fille Apolline qui a repris une part significative du capital de l’exploitation, et il prépare l’installation prochaine de son fils Maxime, actuellement salarié à la ferme. Bruno Martel est également président de l’organisation de producteurs de lait de vache biologique.

Lire aussi : Supprimer l’Agence bio et réinternaliser ses missions, voilà ce que préconise une commission sénatoriale

Rappeler l’importance du secteur bio

« En tant que président du seul opérateur d’Etat dédié au développement de l’agriculture biologique, Bruno Martel aura à cœur de rappeler l’importance du secteur bio qui représente entre autres : 17 % des fermes françaises, 215 000 emplois, 12 milliards de marché, plus de 40 % des 2 000 coopératives engagées en bio, 6 % de bio dans l’assiette des Français, et 1 % aux menus des restaurants », peut-on lire dans le communiqué de l'Agence Bio.

« Développer le bio dans les territoires en respectant la loi Egalim »

Parmi les actions qu’il souhaite concrétiser, le nouveau président explique : « Je porterai la parole du secteur pour l’année des municipales, alors que le soutien des maires est crucial pour développer le bio dans les territoires en respectant la loi Egalim. À l’Agence, nous avons beaucoup d’exemples de cantines qui sont à 50 ou même 80 % de bio sans pour autant mettre la clé sous la porte, voire ont un coût réduit et des parents d’élèves ravis, et nous les mettrons en avant pour qu’ils inspirent les prochaines équipes municipales ».

Relire : Suppression de l’Agence Bio : une pluie de réactions indignées

L’Agence Bio fête ses 25 ans

Autre souhait de l’éleveur breton : « Également, nous mettrons en avant les garanties du label, les preuves scientifiques de ses bienfaits, pour éclairer les débats autour de la transition alimentaire lors des élections présidentielles, en fournissant une information objective et consensuelle ». Et d’ajouter : « Enfin, nous aurons à cœur de célébrer en 2026 les 25 ans de l’Agence, son savoir-faire unique et ses outils plébiscités des citoyens et des élus, tel Cartobio qui permet de géolocaliser la production bio sur le territoire ».

 

La suppression de l’Agence Bio de nouveau évoquée alors que le secteur amorce une reprise

Cette nomination de Bruno Martel intervient au moment où on parle à nouveau de la suppression de l’Agence bio. Sur son compte LinkedIn, la Maison de la Bio a écrit il y a quelques jours « la suppression de l’Agence Bio est de nouveau envisagée dans le cadre des travaux gouvernementaux sur la simplification de l’action publique ». Elle évoque une feuille de route qui aurait été transmise début décembre à la ministre de l’Agriculture faisant notamment état « d’un rapprochement ou une intégration de l’Agence Bio au sein de FranceAgriMer, ainsi que des transferts de missions vers l’Inao ». Elle ajoute : « Dans ce contexte, un amendement examiné en nouvelle lecture du projet de loi de finances propose la suppression de la subvention pour charges de service public de l’Agence Bio ». À l’heure où la filière amorce une reprise, La Maison de la Bio « appelle à un soutien clair, cohérent et durable de l’État à l'Agence Bio et à l’agriculture biologique ». Présenté par député UDR de l'Ardèche Vincent Trébuchet, l'amendement n'a pas été soutenu en commission des finances. Il sera examiné en séance public. 
 

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