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Une maquette 3D pour visualiser les projets bâtiments

Se projeter et repérer d'éventuelles erreurs dès la conception des bâtiments d'élevage : c’est ce que propose la MSA en créant des maquettes 3D. Cette vision volumétrique a permis à la ferme expérimentale de la Blanche Maison de mûrir son projet de construction.

Différents partenaires ont accompagné la ferme expérimentale de La Blanche Maison, dans la Manche, dans ses réflexions autour de la modernisation de son bâtiment d’élevage, à travers le projet Hangar staging. « À partir de l’existant, nous avons tous réfléchi à la conception d’une construction plus moderne, représentative de la ferme moyenne normande de demain, explique Lucie Morin, directrice de la ferme. Le confort de travail des éleveurs et le bien-être animal sont au cœur de ce projet qui devrait aboutir en 2022. »

C’est dans le cadre de ses missions sur la santé et la sécurité au travail que la MSA a proposé la réalisation d’une maquette en trois dimensions. Celle-ci a été mise en place après l’élaboration de plans 2D, réalisés par la chambre d’agriculture de Normandie. « Sur un plan, on a une vision d'ensemble mais on ne se rend pas compte de tout, indique Romaric Lecointre, salarié sur la ferme expérimentale. Après deux à trois séances de deux heures d’échanges autour de la maquette, nous avons identifié de nouvelles problématiques que nous n’avions pas mesurées sur les plans en 2D. » Grâce à la maquette, les acteurs de la ferme expérimentale ont pu, par exemple, redimensionner les espaces dédiés au parc d’attente avant la traite, corriger le sens d’ouverture des barrières ainsi que le positionnement des poteaux de charpente et mieux organiser l’accès au pâturage des animaux. « Avec la maquette, nous avons une visualisation réaliste des espaces et des flux, complète Romaric Lecointre. Les tracteurs et les animaux sont représentés à l’échelle, nous pouvons donc les déplacer facilement et repérer tout de suite les erreurs à ne pas commettre et les choix à valider. »

Cette démarche s’intègre dans les projets de construction ou de rénovation de bâtiments d’élevage. « Ce travail de visualisation en amont du projet est bénéfique pour l’ensemble du personnel, souligne Lucie Morin. Chacun, en participant à ces réflexions et ces échanges, se met en situation de travail, s’intègre dans la construction et s’en imprègne. » Les associés et les salariés de l’exploitation profitent ainsi d’une représentation commune du projet. Cette démarche participative facilite la communication autour du travail et des besoins de chacun.

Le personnel de la ferme expérimentale de la Blanche Maison est convaincu que la maquette 3D est un service utile, qui évite des erreurs dès la conception. Elle intervient à un moment clé de l’avancement du projet. « C’est un investissement en temps indispensable qui nous met face à la réalité de nos tâches quotidiennes et qui, d’une certaine manière, permet de les améliorer », convient Romaric Lecointre.

Par la suite, une fois que l'équipe a identifié tous les aménagements sur la maquette 3D, des plans en réalité virtuelle sont élaborés. « Ces outils sont complémentaires, conclut Lucie Morin. La maquette nous permet d'anticiper les problématiques et la réalité virtuelle nous offre une immersion complète avant le démarrage des travaux. »

Un service amené à se développer

« Cet outil de simulation intègre le confort et le bien-être des hommes et des animaux, indiquent Marie-Pierre Dupont et Chrystèle David, du service santé sécurité au travail de la MSA des Côtes normandes. Cela permet de prévenir les risques professionnels. »

Actuellement proposée en Normandie, la prestation est gratuite pour les éleveurs. La chambre régionale d'agriculture soutient cette initiative. La MSA souhaite élargir son utilisation à d'autres régions.

 

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