NGT (ou NBT) : pourquoi la fédération des producteurs bio appelle les eurodéputés à rejeter le texte
La Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) appelle les eurodéputés à rejeter le texte sur les plantes issues des nouvelles techniques génomiques (NGT, ou NBT), qu’elle considère comme des « nouveaux OGM ». La fédération craint les risques potentiels des NGT pour l’environnement et la biodiversité, ainsi que la contamination des parcelles et l’uniformisation des variétés.
La Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) appelle les eurodéputés à rejeter le texte sur les plantes issues des nouvelles techniques génomiques (NGT, ou NBT), qu’elle considère comme des « nouveaux OGM ». La fédération craint les risques potentiels des NGT pour l’environnement et la biodiversité, ainsi que la contamination des parcelles et l’uniformisation des variétés.
En mars, un collectif de treize organisations françaises dont la Fnab (fédération nationale d'agriculture biologique) avaient appelé au retrait du règlement sur les nouvelles techniques génomiques (NGT, ou NBT). Elles dénonçaient des « défaillances scientifiques » dans l’élaboration de la proposition de la Commission européenne. Alors que le Parlement européen doit encore se prononcer en juin sur le règlement NGT, la Fnab appelait les eurodéputés à rejeter ce texte, dans un post publié début mai sur LinkedIn.
La Fnab dénonce de « nouveaux OGM » avec des « risques potentiels » encore mal connus
Comme la Confédération Paysanne, la Fnab dénonce de « nouveaux OGM », considérant que les NGT sont des manipulations génétiques au même titre que les OGM. Pour la fédération, les promesses actuelles des NGT en matière de résilience ou de productivité sont les mêmes que celle des OGM dans les années 90. Et malgré le manque de recul sur les risques liés aux NGT, l’organisation craint des effets similaires : perturbation de l’environnement et de la biodiversité, contaminations, uniformisation des variétés. « Aucun fondement scientifique ne permet de considérer les NTG comme équivalentes aux plantes conventionnelles », soutenait la Fnab dans un communiqué du 5 décembre 2025, s’appuyant sur l’avis de l’Anses de 2023. « Les risques potentiels restent mal connus », ajoutait l’organisation qui appelait à une « évaluation rigoureuse au cas par cas » des NGT.
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Que demande la Fnab sur les NGT ?
Dans son communiqué, la Fnab appelait à corriger le texte en ajoutant une traçabilité étiquetage obligatoire de tous les produits issus de NGT, alors que le règlement se limite aux sacs de semences. « Les opérateurs bio doivent pouvoir facilement acheter des produits sans NGT et les consommateurs doivent en avoir systématiquement l’information », soutenait la fédération. Sur les brevets, elle appelait à un « encadrement strict » des brevets sur les plantes NGT, craignant un « risque accru de privatisation du vivant ».
Si l’organisation se félicite aujourd’hui que les NGT ne soient pas autorisés en agriculture biologique selon le règlement, elle regrette qu’il ne soit pas assez strict sur les questions de contamination (protection, indemnisation, …). La fédération indique qu’elle s’organise déjà de son côté pour instaurer une traçabilité de la filière bio afin d’éviter les contaminations par des plantes NGT. Et appelle l’État à instaurer un principe de « pollueur-payeur » en cas de contamination d’une parcelle biologique.
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