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Agriculture bio : que propose la Coopération agricole pour relancer les filières biologiques ?

Depuis le salon Tech&Bio, les coopératives certifiées bio interpellent les pouvoirs publics pour redonner confiance et dynamiser le marché bio.

  Jérôme Caillé, polyculteur-éleveur bio, de la coopérative terrena, président de la Commission bio de La Coopération Agricole sur salon Tech&Bio.
Jérôme Caillé, polyculteur-éleveur bio, de la coopérative terrena, président de la Commission bio de La Coopération Agricole sur salon Tech&Bio.
© La Coopération agricole

« L’agriculture biologique est une locomotive d’innovations : elle doit être connue et soutenue comme tel. Sans filets de sécurité, le développement de la bio restera anecdotique et très incertain », déclare Jérôme Caillé, président de la commission bio de la Coopération agricole, ce 25 septembre à l’occasion de la présentation au salon Tech&Bio d’un manifeste de 10 propositions pour relancer les filières biologiques.

Sans filets de sécurité, le développement de la bio restera anecdotique et très incertain 

Après la crise du bio des dernières années, les 800 coopératives certifiées bio rassemblées dans la Coopération agricole (avec un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros) estiment qu’il faut renforcer la dynamique de reprise observée de janvier 2025. Si les circuits spécialisés affichent une hausse de 5,5% de leurs ventes, les circuits généralistes voient leurs ventes bio reculer encore de 0,7%.

Et pour ce faire, elles proposent de se mobiliser mais sollicitent aussi les pouvoirs publics « pour redonner confiance et dynamiser le marché ».

Lire aussi : « Le bio n’est plus en crise et Biocoop en est l’exemple »

10 mesures pour relancer l’agriculture bio française

Dans son manifeste, diffusé ce 25 septembre dans la Drôme au salon Tech & Bio, les coopératives agricoles bio énoncent 10 propositions parmi lesquelles :

  • Soutenir les capacités de production bio, avec des dispositifs ciblés en faveur de la production et de la transformation pour éviter les vagues de déconversions
  • Poursuivre le développement du bio « avec de nouveaux objectifs à élaborer collectivement »
  • Face à la dotation incertaine du fonds avenir bio, veiller à ce que les dossiers bio puissent être éligibles à tous les appels à projets en faveur des transitions
  • Mettre en place des outils d’obligation ou d’incitation à l’atteinte de l’objectif de 20% de bio en restauration collective de la loi Egalim
  • Expérimenter une TVA différentielle sur les produits bio
  • Mieux intégrer les produits bio dans les campagnes et les démarches de la France à l’export
  • Maintenir les investissements dédiés à la communication autour de la consommation de produits bio et les renforcer par des fonds européens
  • Encadrer au niveau européen l’usage de mentions environnementales susceptibles de concurrencer le bio
     

« Nous avons besoin que l’État fixe un cap clair et s’implique réellement pour l’Agriculture Biologique. Derrière chaque produit, des producteurs et des transformateurs prennent des risques encore trop peu valorisés, alors même que les bénéfices de la bio se diffusent du champ à l’environnement, jusqu’à l’assiette des consommateurs », commente Jérôme Caillé, président de la commission bio de la Coopération agricole,

Lire aussi : Face à la crise de l’agriculture biologique, quelles réponses structurelles propose le CGAAER dans son rapport ?

Quels efforts réaliser par les coopératives pour maintenir la production bio ?

De leurs côtés, les coopératives bio affirment dans leur manifeste participer à la dynamique pour surmonter la crise en : renforçant les solutions de stockage pour lisser les ventes, en soutenant les producteurs souhaitant arrêter le bio, en poursuivant l’accueil de nouveaux installés souhaitant développer une activité bio ou encore en faisant évoluer les gammes bio.

Lire aussi : Un nouvel équilibre sur le marché du bio ?

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