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Bien choisir son support d'intercep

Si le choix de l'outil de travail intercep est à prendre en fonction des conditions locales et de sa stratégie de désherbage, celui du support de l'intercep est tout aussi important.

La qualité d'un travail du sol intercep impose de multiples réglages, comme la position du palpeur ou encore le réglage de la profondeur, via une roue, un patin ou un rouleau.
© L. Vimond
Il existe deux grandes familles effacement : à pivot (à gauche) ou à parallélogramme (à droite). © Gard Potelières

Il existe principalement deux familles de support d’intercep : ceux pivotants et ceux à parallélogramme. Sur les premiers, l’activation du palpeur entraîne l’effacement de l’outil par une rotation autour d’un axe vertical. Sur les seconds, la déformation du parallélogramme entraîne une translation latérale de l’outil, qui reste parallèle au rang. Avec son Mini-Sillon, Egretier se distingue dans cette deuxième famille de supports avec un système comparable à un faux parallélogramme, faisant en sorte que la partie arrière soit moins déportée que la partie avant : l’outil vient beaucoup moins empiéter sur l’interrang enherbé, tant par le travail de l’outil lui-même que par les projections de terre. À ces deux familles, on peut ajouter les interceps à entraînement 100 % mécanique, dont le déport s’effectue via un châssis coulissant ou un système de bielles. Dans leurs cinématiques, ces outils se comportent sensiblement comme les systèmes à parallélogramme.

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Sécurité mécanique, hydraulique ou pneumatique

Selon les supports, il existe plusieurs types de sécurité. Peu coûteux, les systèmes 100 % mécaniques sont appréciés pour leur simplicité adaptée aux chauffeurs peu qualifiés. Plusieurs emplacements du ressort permettent de moduler la sensibilité de déclenchement en fonction de la nature de la vigne. Ces sécurités restent cependant moins réactives que les versions hydrauliques, puisque leur effacement dépend de la force d’appui du palpeur sur le cep. Autre solution économique, l’effacement hydraulique simple effet : le palpeur commande un distributeur hydraulique qui pilote le vérin de retrait. Le retour de l’outil en position de travail s’effectue via un ressort mécanique.

Pour gagner en sensibilité, les sécurités hydrauliques double effet s’appuient généralement sur les vérins actifs aussi bien en compression qu’en extension, pilotés par des palpeurs électriques. Plus précis et plus onéreux, ils offrent une plus grande plage de sensibilités. Bien souvent, ces solutions électrohydrauliques ouvrent la voie à l’effacement manuel depuis la cabine, ce qui peut s’avérer utile à l’approche d’un complant. Certains systèmes combinent une boule d’azote dont la pression est réglable à l’aide d’un distributeur du tracteur. Cette boule d’azote apporte une sécurité supplémentaire et permet de se dispenser éventuellement de palpeur mais à la condition d’un réglage pointu.

Des outils bien centrés pour limiter le recoupement et les risques de casse

Dans les vignes en dévers, le système d'inclinaison de l'outil peut s'avérer utile.  © Souslikoff

Boisselet se distingue avec un système d’effacement par servomoteur. Ce système fonctionne comme un orbitrol de direction assistée : une pression modérée sur le palpeur enclenche le servomoteur et l’effacement de l’outil, qu’il s’agisse d’une vigne établie ou d’un jeune plant.Souslikoff propose une sécurité pneumatique. Outre la quasi-absence d’huile (risque de pollution, vidange), cette solution se montre très réactive et offre une sécurité supplémentaire du fait de la compressibilité plus grande de l’air par rapport à l’huile.

Un capteur à ultrason en lieu et place du palpeur

De son côté, Solemat recourt à un capteur à ultrason en lieu et place du palpeur pour piloter l’effacement de l’outil. Cette solution se montre très précise, le système différenciant par sa densité un cep de vigne d’un enherbement très développé. Elle est aussi plus sécuritaire, notamment dans les vignes biscornues, le capteur prenant en compte une plage de hauteurs de mesure plus importante qu’un palpeur.

Des sécurités supplémentaires pour ne pas accrocher le pied de vigne

Malgré ces sécurités, il peut arriver qu’un outil accroche le pied de vigne. Certains interceps disposent alors une sécurité supplémentaire, soit un ressort escamotant l’outil, soit un système hydraulique repliant le vérin au-delà d’une certaine pression exercée sur celui-ci.Une autre façon d’éviter les risques d’accrochages consiste à bien positionner l’outil pour limiter les recoupements d’un passage à l’autre. Les cadres avec système d’autocentrage se montrent utiles dans ce sens, de même que les dents ou coutres circulaires qui ancrent le châssis et limitent les débattements latéraux.

Lire aussi : La Cuma Braud-Saint-Louis joue collectif pour favoriser l'accès aux interceps

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