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Le conseil de Laurence Sagot, Institut de l’élevage/Ciirpo
Assurer l’avenir des agnelles laitières de renouvellement

Pour une production laitière optimum, il faut mieux viser des croissances modérées. © Idele
Pour une production laitière optimum, il faut mieux viser des croissances modérées.
© Idele

« L’alimentation des agnelles de renouvellement est un compromis pour obtenir des jeunes femelles suffisamment lourdes tout en développant au mieux leur rumen. La première condition de réussite réside dans le choix de celles qui vont assurer le renouvellement du troupeau.""

" Six mois qui conditionnent leur carrière »

Au sevrage, elles doivent avoir atteint au moins 20 % de leur poids adulte, soit 14 kg à 35 jours pour un format adulte de 70 kg (race Lacaune). L’aliment concentré et le fourrage sont alors distribués à volonté jusqu’à l’âge de deux mois. À cet âge, la plus petite du lot doit peser un tiers de son poids adulte, soit 23 kg par exemple pour la race Lacaune. Le rationnement du concentré est alors la règle d’or ! Si les croissances dépassent 170 g par jour, le tissu adipeux va prendre la place du tissu sécréteur de la mamelle. La production laitière future sera ainsi réduite.

Rationner pour favoriser la consommation de fourrage

Le niveau de rationnement commence à 800 g par animal et par jour, puis s’établit à 600 g pour des agnelles mises en lutte à sept à huit mois. À la mise à la reproduction, les agnelles doivent avoir atteint les deux tiers de leur poids adulte, soit 47 kg pour des adultes de 70 kg. Au cours de la gestation puis de la lactation, la jeune brebis conserve des besoins de croissance. Il faudra veiller à les couvrir sous peine de pénaliser les prochaines lactations. En revanche si les agnelles sont mises en lutte à deux ans, il est conseillé qu’elles aient atteint leur poids adulte. »

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