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« Nous sommes en cours de réalisation d'une levée de fonds de 14 M€ qui doit nous permettre d'accélérer la préparation puis la construction de notre unité commerciale à grande échelle, se réjouit Antoine Hubert, PDG d'Ynsect. Cette installation, dont la localisation précise est en cours de définition, produira plus de 10.000 t de farine protéique par an, ainsi que des huiles et du frass (déjections d'insectes qui constituent un engrais organique à forte valeur nutritionnelle pour les plantes). Notre objectif est de construire cette installation en 2018/2019. » L'entreprise a démarré cet été, dans son unité de démonstration industrielle de Dole (Jura), « la production de premiers lots commerciaux de farine protéique et d'huile pour des entre-prises de l'alimentation pour animaux domestiques (pet food) – seul marché aujourd'hui autorisé en Europe pour les protéines d'insectes – ainsi que de frass ».
Une compétitivité accrue
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Cependant, sur la base de l'avis de l'Efsa d'octobre 2015 (cf. LD - LPM du 22 mars 2016), la Commission européenne travaille actuellement sur un amendement des règlements nécessaires à l'introduction des protéines d'insectes en alimentation aquacole. « Nous recevons actuellement au sein de notre Association européenne de producteurs d'insectes, l'Ipiff, des signaux très positifs quant à la future décision qui, nous l'espérons, devraient se prononcer en faveur de cette ouverture courant 2017 », affirme Antoine Hubert, son président. Une décision qui devrait permettre « aux protéines d'insectes d'être très bientôt compétitives en termes de prix », estime-t-il. Mais attention, les protéines d'insectes n'ont pas vocation à être comparées avec les protéines végétales. « L'objectif de la filière Insectes est d'être compétitive avec des produits similaires existants sur le marché, à savoir les farines de poissons ou les coproduits de l'industrie de la viande, explique le PDG. Les protéines d'insectes sont en effet très concentrées (60 à 70 % de protéines) et très digestes comme les protéines animales, et ont donc des apports nutritionnels bien plus importants que les farines végétales, telles que les farines de soja. » Les secteurs les plus porteurs dans les prochaines années sont le pet food et l'aquaculture.
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