Le chèque alimentaire ? « Emmanuel Macron l’a réaffirmé c’est un enjeu de société », a déclaré Marc Fesneau, le 21 septembre, devant la commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale. Devant les députés, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a réaffirmé continuer de travailler sur le sujet avec le ministre des Solidarités (Christophe Combe).
« C’est un objectif issu de la convention citoyenne pour le climat et inscrit dans la loi Climat » a-t-il rappelé, commentant « ce n’est pas parce que c’est compliqué qu’il faut y renoncer ». Pour autant à écouter le ministre de l’Agriculture, l’idée de départ d’un chèque permettant aux foyers modestes d’acheter des produits frais et locaux semble s’éloigner.
Devant les députés, Marc Fesneau a ainsi évoqué la restauration collective et les projets alimentaires territoriaux(PAT) comme pistes de travail pour la mise en œuvre du chèque alimentaire.
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Les PAT comme vecteurs du chèque alimentation durable ?
« Nous pourrions par exemple imaginer que les projets alimentaires territoriaux constituent un vecteur, a déclaré le ministre de l’Agriculture, nous pourrions de la même manière faire le lien avec l’application des objectifs de la loi Egalim en restauration collective, à savoir offrir des repas de qualité à tous les enfants scolarisés ».
A propos des PAT, le ministre a souligné que France relance les avait soutenus à hauteur de 80 millions d’euros, et qu’au 1er avril 2022, 370 projets alimentaires territoriaux (PAT) avaient été labellisés. « L’objectif d’un PAT par département est dépassé, on doit continuer sur la lancée », a déclaré Marc Fesneau.
Il ne faut pas confondre la fin et les moyens
Le député PS Dominique Potier a salué la déclaration de Marc Fesneau sur le chèque alimentaire affirmant : « le chèque alimentaire n’est pas la solution mais la précarité alimentaire est un vrai problème. J’aime votre idée de reprendre le faisceau des possibles ».
Réponse du ministre : « oui ! il ne faut pas confondre la fin et les moyens ».