Verger : trois aménagements simples pour favoriser les auxiliaires

- - 2 min

Outre la présence de bandes fleuries en bordure et dans les vergers, qui favorise de nombreux auxiliaires, d'autres procédés, simples à réaliser, leur sont bénéfiques ou agissent directement contre les ravageurs.

Des bandes cartonnées pour les araignées

La mise en place de bandes cartonnées sur les grosses branches ou les troncs de septembre à juin permet aux araignées de s’y réfugier en hiver. Une expérimentation de l’Inra prouve que la pose de ces bandes pièges permet de diminuer la pression de puceron cendré jusqu’en juin. « Cette technique simple qui augmente le nombre d’araignées par arbre, a un effet retardant sur l’explosion des populations de pucerons », explique Yvan Capowiez de l’Inra d’Avignon.

 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

expérimentation
Suivi
Suivre

De la glu contre les fourmis

Pour réduire la pression des pucerons, une des solutions est de limiter les fourmis. L’Institut français des produits cidricoles (IFPC) a pu montrer que l’apposition d’une bande collante sur le tronc des pommiers permet de diminuer par trois l’abondance des fourmis dans les foyers et par deux la quantité de pucerons présents par foyer sur l’ensemble de la saison. « L’exclusion n’est pas totale avec ces bandes collantes, ajoute Laurence Albert. Et elles peuvent aussi exclure, en partie, d’autres insectes comme les forficules aussi consommateurs de pucerons ».

Au dernier salon Tech&Bio, César Cantelli, de la société Progarein, a réalisé une démonstration de pose de glu en verger.

Des semis de fèverole près du rang

Des travaux de recherche espagnols ont montré l’intérêt d’un semis de fèverole entre le passage du tracteur et le rang dans un verger de pommier. Les populations de syrphe se sont développées plus tôt, d’avril à fin mai, grâce aux foyers du puceron noir de la fève Aphis fabae, qui ne s’attaque pas aux pommiers. Ces syrphes ont permis de diviser par trois le nombre de pucerons par arbre. Appliquée seule, cette technique n’a pas permis de limiter les populations sous les seuils de nuisibilité.

 

A lire aussi : La biodiversité, un facteur de production

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires