Cette semaine débute le procès des huit prévenus dans l’affaire Unigrains, devant la 11
e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Déjà évoquée dans
Les Marchés (LM des 16 et 18 septembre), l’affaire continue de provoquer des réactions chez les différents acteurs de la sphère syndicale agricole. Avec plusieurs articles parus dans la presse départementale, la FNSEA entend enrayer les diverses critiques formulées à son égard en mettant en exergue l’argument de la solidarité paysanne. L’organisation des producteurs de grains (OPG), organisation satellite de la Coordination Rurale (CR) n’entend pas en rajouter dans la communication et assure qu’elle se montrera discrète dans les prochains jours. Nicolas Jaquet, président de l’OPG et vice- président de la CR, dit uniquement souhaiter
« que la vérité éclate et que la justice dise s’il y a irrégularité ou non ». Après une première demande de non-lieu déposée par le parquet, le juge Pons avait demandé de renvoyer le procès en correctionnel. La Confédération Paysanne (CP), également partie civile dans l’affaire, déclarait vendredi dernier dans un communiqué, vouloir voir
« les règles en matière de représentativité et de financement des organisations syndicales à vocation générale (…) évoluer rapidement pour éradiquer ces pratiques ». L’organisation des producteurs de grains ironisait hier sur cette participation tardive de l’autre syndicat concurrent de la « puissante » FNSEA. Les audiences, accessibles au public, se dérouleront les 1
er , 2 , 3, 8, 9, 10, 15 et 16 octobre. La séance du 10 octobre est consacrée aux parties civiles et au parquet. D’après nos informations, d’anciens ministres doivent être entendus comme témoins les 3 et 9 octobre. Il s’agit de Michel Rocard, Alain Lamassoure, Henri Nallet et Henri Méhaignerie. La séance prévue le 17 octobre a été supprimée.
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