Lot-et-Garonne Unicoque investit de nouveaux marchés et cherche des producteurs

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Le nouvel équipement permet d'alléger la main-d'œuvre pour les sacs lourds : une machine traite les sacs de 50 kg.

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En raison de conditions exceptionnelles – de l'ordre de trois semaines de retard et un créneau météo plutôt défavorable – « on va devoir faire des exploits pour livrer en date et en heure », annonce Christian Pezzini, directeur d'Unicoque. Les marchés sont « très bons. On est attendu. » Heureusement, la coopérative « dans une phase d'expansion, n'a pas relâché son programme d'investissements lourd : de l'ordre de 10 % par an. Jamais moins de 1 million d'euros par an, plutôt 2 ». En coques en particulier, le nouvel équipement qui permet d'alléger la main-d'œuvre pour les sacs lourds « tombe à point nommé ». Une machine nouvelle traite les sacs de 5 kg. Déjà, la coopérative de Cancon a acheté du foncier pour développer « ses futures installations destinées à accueillir les nouveaux équipements » qui lui permettront d'augmenter ses capacités. Derrière tout cela, le “projet 10-20-30”, lancé en 2010, vise à porter la production (plus de 7 000 t) à 20 000 t en 2020 et 30 000 t à l'horizon 2030, en réponse à un marché mondial en progression annuelle de 10 000 t. Alors que les prix de revient augmentent partout, « nous avons, je crois, le prix de revient parmi les plus bas du monde », souligne Christian Pezzini. C'est le résultat d'économies importantes par la mécanisation et l'augmentation des rendements « 3 t/ha quand les Turcs en produisent 1. » Et la production française est irriguée, à la différence de l'américaine. « En amélioration continue, nous allons prendre des parts sur des marchés qui nous sollicitent de plus en plus. » Reste qu'il faut « convaincre » des producteurs, concentrés pour près de 90 % en Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne et Gers et planter 400 ha de noisetiers par an (au lieu d'une centaine) et 50 ha de noyers. Christian Pezzini évoque des pistes de substitution à d'autres cultures, « peut-être dans les Landes ». Aujourd'hui, 250 producteurs cultivent 4 000 ha de noisetiers, « en progression de 10 % par an » et quelque 500 ha de noyers, en recherche d'une « variété un peu moins “sportive” que Lara ». Avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 22 millions d'euros, la coopérative emploie soixante permanents et quatre-vingts ETP (équivalent temps plein).

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