La grève du négoce de bétail, largement suivie ces quatorze derniers jours par les éleveurs et engraisseurs de bovins de toute l'Argentine, est arrivée à un terme ce jeudi 3 juin. Elle a été déclenchée par l'union syndicale agricole* afin de protester contre la suspension quasi-totale des exportations de boeuf imposée par décret le 17 mai. Elle a été levée pour éviter une pénurie de viande en boucherie en pleine pandémie de Covid, retardée grâce à l'écoulement des stocks de bétail des abatteurs. Mais le conflit n'est pas réglé. Le décret en question n'a pas été abrogé et le gouvernement d'Alberto Fernández menace de continuer à fermer les vannes de l'export, hormis les contingents Hilton et 481 à destination de l'Europe, « tant que le prix local du boeuf en boucherie n'aura pas baissé suffisamment pour que les Argentins n'en soient pas privés », a argumenté le chef d'État argentin. L'union syndicale se montre tout aussi inflexible. « Notre grève sera reconduite dès lundi prochain si le gouvernement maintient sa posture », a annoncé à Agra Presse le vice-président des Confédérations rurales argentines (CRA), Gabriel de Raedemaeker. « Les producteurs de grains pourraient rejoindre notre mouvement de protestation », avertit-il.
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