Comme pour le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), Philippe Mangin, président de Coop de France, demande auprès du ministre de l'Économie Emmanuel Macron une compensation par rapport à la mesure sur le « suramortissement » dont les coopératives ne peuvent pas bénéficier. Cette mesure prise dans le cadre de la loi Macron a été étendue par un vote au Sénat jusqu'à fin 2016. Elle permet aux entreprises d'amortir leurs biens à hauteur de 140 % de leur valeur. Il s'agit à l'origine d'une « mesure exceptionnelle d'un an visant à encourager l'investissement productif privé des entreprises en leur permettant de pratiquer un suramortissement de 40 % ». Ainsi, « pour un investissement de 100 000 €, l'économie d'impôt, s'ajoutant à l'amortissement classique, sera, pour un taux normal d'impôt sur les sociétés, d'environ 13 000 € », expliquait le ministère des Finances en avril 2015. « Nous sommes en train de négocier un dispositif de compensation pour cette mesure du suramortissement à laquelle nous ne sommes pas éligibles. Nous espérons avoir une réponse lors de notre congrès », indique Philippe Mangin. Emmanuel Macron est attendu en clôture du congrès Coop de France-InVivo le 16 décembre .
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