« La moisson 2014 était difficile et la campagne de commercialisation 2014/2015 s'est effectuée sur des marchés moroses », annonce la coopérative Dijon Céréales, dans son rapport d'activité. Des analyses et allotements ont été effectués pour réussir à valoriser 50 % des blés sur le marché meunier. La collecte de 2014 a reculé de 3 %, avec 872.000 t de grains (blés 44 %, orges 28 %). Les colzas, qui sont en hausse de 32,5 % avec 145.500 t collectées, attenuent les mauvais rendements des blés et orges. « La commercialisation de ces grains n'a pas été facile. Les marchés, en berne, n'ont pas soutenu le manque à gagner des coopérateurs », constate Didier Quin-tard, directeur de la communication chez Dijon Céréales. Le chiffre d'affaires de la campagne 2014/2015 se situe à 308 M€ (contre 348 M€ en 2013/2014), le restultat net s'élève à 2,7 M€ soit une diminution de 300.000 € par rapport à la campagne précédente.
Rapprochement avec Axiane
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Quant aux perspectives, la belle moisson de l'été 2015, avec 590.000 t collectées devraient permettre à Dijon Céréales de repasser le cap du million de tonnes commercialisées pour l'exercice 2015/2016. « Cependant, l'avenir de la campagne reste difficile à préciser, les marchés sont chargés et concurrentiels et les niveaux de prix sont médiocres », estime Didier Quintard, en précisant que la coopérative effectue des mises en marché régulières. « Le chiffre d'affaires des approvisionnements en grandes cultures recule de 8,7 % à 101,4 M€. Écophyto 2 va venir peser sur leur commercialisation dès juillet 2016 », explique Pascal Demay, directeur Terrain et Céréales de Dijon Céréales. « Ce manque à gagner qui ne représente que 0,3 % du CA global de la coopérative pourra être compensé par la vente de produits de biocontrôles, d'outils d'aide à la décision... », explique Didier Quintard. Pour Dijon Céréales, l'année 2015 a été synonyme de rapprochement avec ses voisines. En mutualisant leurs meuneries, Axéréal et Dijon Céréales deviennent le deuxième groupe meunier du marché français en produisant 430.000 t de farine et complémentent leurs offres sous différentes marques.