Une enquête menée par le Pacte du pouvoir de vivre et la fondation Jean-Jaurès a abouti à la publication du premier « Baromètre du pouvoir de vivre » qui liste les réalités vécues par les Français, notamment en matière d’alimentation.
Un Français sur deux déclare aujourd’hui s’en sortir difficilement pour vivre correctement et dignement. Derrière ce chiffre, le premier « Baromètre du pouvoir de vivre » réalisé à partir d’une enquête menée par le Pacte du pouvoir de vivre (un collectif de 65 organisations) et la fondation Jean-Jaurès, à partir des données statistiques disponibles et d’une enquête Ipsos-BVA effectuée auprès de 12 000 personnes en septembre dernier, met en évidence une accumulation de contraintes, de renoncements et d’inquiétudes qui affectent directement la vie quotidienne.
Les arbitrages de dépenses de vie concernent souvent l’alimentation
Les résultats montrent les contours d’une vie sous contraintes, dans laquelle les arbitrages ne portent plus seulement sur les dépenses « accessoires », mais touchent des besoins essentiels comme l’alimentation. Dans ce domaine, les privations portent à la fois sur la quantité et sur la qualité : un Français sur cinq déclare « régulièrement ou quelques fois » renoncer à des repas (19 %) et un Français sur deux renonce à la qualité des aliments, c’est-à-dire achète des aliments de moindre qualité que souhaité. Au total, 52% des Français sont amenés à faire « au moins quelques fois » l’un ou l’autre de ces renoncements, une situation plus fréquente encore parmi les jeunes de moins de 35 ans (67%).
Une majorité de Français déclare leur logement adapté au froid et à la chaleur
Il est à noter qu’une large majorité de Français se disent satisfaits de leur environnement immédiat (84 %) et que 63 % considèrent leur logement actuel comme adapté pour faire face aux périodes de grand froid ou de forte chaleur. En revanche, les différents lieux de la vie quotidienne sont jugés peu adaptés aux défis posés par le changement climatique, c’est le cas des services de santé (62 %). Près d’un Français sur deux considère également comme inadaptés sa commune (47 %), son lieu de travail -pour les actifs occupés (45 %)- et l’école de ses enfants – pour les parents d’enfants de moins de 30 ans (45 %).
44 % des Français inquiets pour leurs dépenses liées à l’alimentation dans les prochaines années
Quant au futur, les Français interrogés ne sont guère optimistes puisque parmi les postes de dépenses qui risquent d’impacter négativement leur niveau de vie dans les prochaines années, 44 % citent celles liées à l’alimentation, derrière les dépenses ayant trait à l’énergie (59 %) et à la mobilité (45 %). Arrivent derrière les dépenses consacrées aux impôts et taxes (29 %), au logement (21 %), aux assurances et frais bancaires (14 %), aux loisirs (11%), et à l’éducation et garde des enfants (4 %).